Aide aux enfants les plus défavorisés d'Asie au travers de programmes de scolarisation et d'hébergement

Que sont-ils devenus ?

Voici un court rappel sur certains de nos anciens filleuls avec un résumé de leur parcours et quelques photos souvenirs.

Vous trouverez ci-dessous successivement par année de sortie :

Laxmi Sénior (2006) – Sarita Sénior (2008) – Laxmi (2010) – Sanguita (2010) – Hari (2012) – Shree (2012) – Raj Kumar (2012) – Hemkumari (2013) – Pramila Sénior (2014) – Naren (2014) – Shanker (2014) – Satikshya (2014) – Pratikshya (2015) – Jyoti (2015) – Nirdesh (2016) – Sarita Junior (2016) – Rajendra (2017) – Samjhana Sénior (2017) – Pasang (2017) – Anga (2020)

LAXMI Sénior

Elle est née en 1987 et a été parrainée de 1998 à 2006. Elle a travaillé longtemps dans une agence de voyage à Katmandou. Outre son parrainage scolaire, elle a bénéficié pendant plusieurs années de l’aide de SEA, pour financer les soins nécessaires au traitement de son lupus.

Avec l’accord de son médecin, elle est partie en janvier 2016 à Dubaï pour prendre un poste de vendeuse dans une pâtisserie/boulangerie (BakeMart) où travaillent d’autres népalais. Comme souvent à Dubaï, le logement en foyer et le transport sont assurés par l’employeur et les journées sont chargées (9h/jour).

En 2018, elle a obtenu un renouvellement de son contrat pour 2 ans.

Laxmi à gauche (avec Sarita Senior) en 2000 ; Laxmi, en 2002, en 2015 et en 2016 à Dubaï. 

SARITA Sénior

Sarita Sénior, née en 1987, orpheline de père et de mère, fut recueillie par SEA en 1994. Au terme de 14 années de parrainage (jusqu’en 2008), elle a décroché un diplôme d’infirmière à Katmandou et a travaillé dans un hôpital de Katmandou durant de nombreuses années. Parallèlement, elle a suivi des cours de français à l’alliance française de Katmandou, avant de partir quelques mois à Paris peaufiner son français.

De retour au Népal, elle a repris, en septembre 2014, ses études, tout en travaillant, pour décrocher un Bachelor en soins infirmiers, qu’elle a obtenu en 2017, (financé directement par sa marraine). Dès qu’un membre de l’Association arrivait à Katmandou, elle se rendait toujours disponible pour l’accueillir et le guider dans la ville.

En 2017 et en 2018, elle a fait des dons réguliers à SEA Népal, qui se sont interrompus ensuite.

En 2017, elle s’est mariée avec son compagnon, Raj, et ils ont eu un petit garçon, Nathan, fin 2018.

En décembre 2020, Sarita  a quitté son job d’infirmière à l’hôpital de Katmandou pour partir à Dubaï, rejoindre Laxmi Shresta, afin d’y trouver un travail plus rémunérateur. Elle a laissé son fils à la garde de son père.

 

LAXMI 

Laxmi,  née en 1992 et parrainée en 1998. Elle est sortie en 2010 avec une formation qualifiante et a été initialement embauchée dans une imprimerie. Laxmi donne des cours à domicile de népalais et d’anglais et gagne suffisamment bien sa vie. Elle se rend toujours disponible pour venir accueillir les membres de l’Association lorsqu’ils sont à Katmandou.

SANGUITA

Sanguita, née en 1993 et parrainée en 2005. Comme sa soeur, Laxmi, elle a suivi des cours d’imprimerie et a trouvé du travail dès sa sortie en 2010.  Sanguita a eu un fils, Prince, en août 2015. Elle vient volontiers rencontrer les jeunes de SEA et les membres de l’Association lorsqu’ils sont à Katmandou.

Sanguita en 2003 , avec les jeunes de SEA en 2010 et en 2012 ; Sanguita en 2016 et son fils Prince, dans les bras de Satikshya ; Sanguita avec son fils en 2019.

HARI

Hari, né en 1987, dans une famille qui avait 5 enfants à charge et aucune source de revenus. Il a été parrainé de 1994 à 2012. Il est le frère de Balakrishna, Shree et Shanker, également parrainés par SEA. Il a obtenu un diplôme de cuisinier de la Culinary Academy of India qui lui a été remis en 2009. En 2010, il a créé une petite entreprise de négoce en riz au Népal et a ainsi pu pourvoir aux besoins de son père vieillissant (sa mère est malheureusement décédée) et de sa sœur (dont le mari est également décédé). Cela fait plusieurs années maintenant qu’il travaille à Dubaï comme vendeur de produits électroniques. Il a très bien gagné sa vie et a financé, avec Shree (son frère), toutes les dépenses de son père et de sa sœur au Népal. Il a fait des dons (en 2015 et 2016) à SEA.

De retour au pays en 2017, il s’est lancé avec son frère, Balakrishna (marié et père de 2 enfants), dans une exploitation agricole. Il est marié et sa femme est enceinte (août 2019).

Sans travail depuis le début du confinement, en mars 2020, il cherche à partir en Croatie où il a repéré des opportunités d’emploi dans des fermes.

SHREE RAM

Shree, frère de Hari ci-dessus, né en 1989, parrainé de 1994 à 2012, a obtenu un diplôme d’ingénieur du NIT (National Institute of Technology) de Warangal en Inde en 2012. Dès 2011, il avait trouvé son futur employeur, ZS Associates (société de consulting US), venu (comme beaucoup d’autres) recruter les jeunes (pas encore diplômés) sur le campus de l’école. Depuis 2012, il travaille à Pune en Inde comme Business Analyst, toujours chez ZS Associates. De 2015 à 2017, il a financé le Master de Commerce de son jeune frère Shanker à la CHRIST University de Bangalore. Il a versé à SEA un 1er don en 2015 et chaque année depuis. Il a démissionné de son poste début 2018 pour venir tenter sa chance au Népal et aider ses frères. Dès qu’il est au Népal, il passe au Foyer et aide activement l’équipe SEA à résoudre les problématiques ponctuelles du moment (avec les familles, les enfants ou l’administration).

Mi-2018, il est retourné en Inde. D’abord à Bangalore, où il a trouvé un job qui ne l’a pas satisfait. En Mai 2019, il a été recruté par Novartis, Hyperabad, comme Manager (Manager-Insights, Sales Force Effectiveness Dept) où il était toujours fin 2020.

RAJ KUMAR (THOMAS)

Raj Kumar (Thomas), frère de Rajendra, né en 1988 et parrainé de 1993 à 2012 était un enfant abandonné et maltraité. Il a obtenu une Licence en Business Management du Garden City College de Bangalore en avril 2012. Il a d’abord fait un stage dans une ONG indienne (Bosco) en 2013 en restant logé dans le Home SEA, puis a été employé comme coordinateur par SEA à Katmandou pendant quelques mois en 2014. Mi-2014, il est entré à l’Hymalayan Times, comme Assistant journaliste. En 2015, il a rejoint une ONG locale (Word Vision International) en tant que Coordinateur de communication. Mi-2016, il a commencé un Master dans une université de Katmandou, qu’il finance avec ses économies. Il ne donne quasiment pas de nouvelles.

HEMKUMARI

Hemkumari, née en 1990, a été parrainée de 1999 à 2013. Elle a suivi une formation d’esthéticienne, qu’elle a abandonnée en 2009 (à 19 ans) pour retourner dans son village, puis partir au Liban en 2010 comme employée de maison dans une famille, sous la pression de son père. Pendant plusieurs années elle a envoyé l’essentiel de son salaire à son père. Elle est revenue au Népal en 2013, s’est mariée et a eu une petite fille. Malheureusement, son mari est décédé, puis elle a perdu son enfant tragiquement lors du tremblement de terre de mai 2015. Elle s’est remariée depuis, mais donne peu de nouvelles.

PRAMILA Sénior

Pramila Sénior, née en 1990 a été parrainée de 1997 à 2014. En 1997, elle vivait alors avec sa mère et ses 2 petites soeurs, dont une handicapée dans une pièce insalubre à Katmandou. En 2013, elle a obtenu sa Licence en Hospitality Management de l’International Academy of Tourism & Hotel Management de Katmandou. Après un stage d’un an dans un hôtel 5* en Chine (partie intégrante de son Bachelor), ne trouvant pas de travail satisfaisant au Népal, elle est partie, en 2014, travailler à Abu Dhabi, à l’hôtel Jumeriah (5 étoiles), comme serveuse d’abord, avant de suivre une formation interne en ressources humaines et de changer de poste. Elle gagne aujourd’hui très bien sa vie, ce qui lui a permis d’aider financièrement sa mère et ses deux sœurs, qui ont pu se faire construire une maison à Katmandou.

En novembre 2018, Pramilla T, est revenue au Népal pour se marier selon le rite népalais. Une partie de ses anciens camarades de SEA étaient invités à la noce.Ils sont repartis dans les Emirats où elle travaille en tant qu’Hôtesse au Westin Hotel d’Abu Dhabi. Elle a emmené sa sœur avec elle.

Mi-2020, elle a eu un petit garçon.

 

NAREN

Naren, né en 1993, est originaire d’Humla, une des régions les plus pauvres du Népal où la famine, les nombreuses maladies et le conflit armé avec les maoïstes ont décimé des familles entières. Il a été parrainé par SEA de 2000 à 2014. Il a obtenu un Bachelor en 2014 du PES Institute of Hotel Management de Bangalore, a très rapidement trouvé un poste d’Assistant Food Specialist, chez Godrej’s Nature Basket (un leader indien de l’épicerie de luxe on line), poste qu’il a quitté en septembre 2015. Ne trouvant pas de poste qui lui convenait, il s’est établi à Katmandou quelques temps et est finalement retourné travailler dans le village de ses parents.

Depuis mi-2018, il travaillait dans un hôtel de luxe à Pokhara. Avec la pandémie, l’hôtel l’a licencié et il se trouve dans une situation des plus précaires. Il voudrait reprendre des études, mais, à ce jour, son projet est peu construit et SEA reste dubitatif sur le sérieux de son engagement.

 SHANKER

Shanker, né en 1994, parrainé de 1997 à 2014. C’est le plus jeune frère de la fratrie Pudasaini, également parraînée par SEA (voir ci-dessus Hari et Shree). Il est licencié en Commerce de l’université JAIN de Bangalore depuis avril 2014. Il été aussitôt recruté par Brickwork India, une société indienne de conseil à distance. En 2015, il a repris ses études à CHRIST University, à Bangalore, financées par son frère Shree.

Il a obtenu son Master mi-2017 et a été aussitôt embauché par une start-up à Bangalore (Bulldog Global financial Services) en tant qu’Assistant Treasurer.

Début 2018, il est revenu au Népal et a pris un poste d’instituteur dans l’ONG, TEACH in Nepal, pour 2 ans. Comme son frère, Shree, Shanker a versé des dons à SEA Népal en 2017.

En 2020, il est parti avec l’ONG, Vison Dolpa, enseigner l’anglais dans un des villages les plus haut et les plus reculés du Népal (Doh Tarap, appelé « le toit du monde »), dont il est revenu début 2021. Compte-tenu de sa détresse financière et aussi de ses compétences, SEA l’a embauché pour 6 mois comme co-manager du Home, en attendant de déposer un dossier pour un Master en relations Humaines à l’université de Toronto.

SATIKSHYA 

Satikshya, née en 1995, parrainée de 1999 à 2014. C’est la soeur de Pratikshya, également parrainée par SEA. Elle a eu son baccalauréat en 2014, mais n’a pas alors poursuivi ses études car elle s’est mariée et a eu un petit garçon. Elle a commencé en mai 2016 une formation d’esthéticienne, financée par son mari, qui travaillait comme conducteur de camions en Arabie Saoudite.

Elle venait régulièrement rencontrer les membres de SEA Paris, lorsqu’ils passaient à Katmandou.

En 2020, les relations avec son mari et sa belle-famille (chez qui elle vivait) se sont fortement dégradées : le divorce étant prononcé à ses torts, elle a été mise à la rue par sa belle famille (qui a la garde de son petit garçon). Elle alors a décidé de reprendre ses études d’esthéticienne pour pouvoir devenir indépendante financièrement. SEA a accepté de lui financer partiellement cette formation ainsi que les meubles nécessaires pour son logement.

Fin 2020, SEA l’accueillie dans le Home et lui a financé une formation Barista pour devenir Expert Café. Début 2021, elle a accepté que SEA l’inscrive pour une formation professionnelle d’un an en Hotel Mgt au Katmandu Institute of Hospitality Management, mais elle est repartie vivre chez son ami et n’a plus donné de nouvelles à quiconque.

 

PRATIKSHYA

Pratikshya, née en 1994 et parrainée de 1998 à 2015 (et sœur de Satikshya). Elle a obtenu une licence en Sciences Sociales du Reliance College à Katmandou en 2014, qu’elle a partiellement financée en étant salariée de SEA.

En avril 2016, elle a pris un poste d’enseignante pour 2 ans dans un village, pour TEACH IN NEPAL, une ONG locale. Elle était ravie de cette opportunité, car elle désirait avant tout travailler dans le social.

Elle a toujours retrouvé avec plaisir ses camarades de SEA et les membres du bureau quand ils étaient de passage à Katmandou. En 2017, elle a accepté de prendre en charge chez elle, Samjhana junior, qui a voulu quitter le pensionnat HCA et que SEA a continué à parrainer en tant qu’étudiante de jour.

En avril 2018, son contrat avec TEACH in NEPAL étant terminé, elle a trouvé un CDD (6 mois, prolongé par la suite de 2 mois) au sein du Risk Management Office (RMO), une entreprise conjointe entre plusieurs organisations, dont le Department for International Development (DFID) du Népal et leGeselleschaft fur Internationale Zusammenarbeit (GIZ) allemand.

En juin 2019, Pratikshya a repris ses études (en parrainage complet par SEA) pour suivre un Master (Bac+6) en 2 ans en Relations Internationales à Christ University, à Bangalore, une des universités les plus cotées d’Inde. 

En 2020, ses cours ont été interrompu pendant le confinement instauré en Inde, mais elle a pu les reprendre dès le mois de juin via internet. Elle a écrit un article sur les violences domestiques pendant la pandémie (voir son article sur le site SEA Népal) et a adopté un chat. En janvier 2021, elle a reçu son bulletin du 3ème semestre qui marque une nette progression de 59% à 66% de son score global, avec de d’excellentes notes dans toutes matières (relations internationales, études sur la Russie et l’Asie et comparaison des politiques), un peu plus faibles en droit international.

JYOTI

Jyoti, née en 1994, parrainée de 1996 à 2015, a obtenu mi-2015 sa licence en Business Management de l’université JAIN de Bangalore. Elle a été embauchée en novembre 2015 par COGNIZANT Co, un groupe multinational américain de services en technologie. Elle était chargée de relations clientèle dans le secteur de la santé.

Elle a été sélectionnée par l’université australienne de Southern Queensland à Toowoomba City (près de Brisbane) pour décrocher un Master en Comptabilité, à partir de juillet 2019. En attendant de s’envoler pour l’Australie, elle a travaillé à Jamboree Education First Consultant, une franchise indienne, comme consultante à plein-temps. Comme elle n’a pas obtenu de bourse du gouvernement népalais, ni d’emprunt bancaire, ni l’aide espérée de sa tante, elle a sollicité l’aide de SEA pour pouvoir s’installer en Australie. Elle s’est installée chez de lointains cousins et s’est mise à travailler à temps partiel pour financer ses études.

Elle a réussi les examens du 1er trimestre (voir son article sur le site SEA Népal). Au vu de ses capacités et de ses mérites, SEA lui a alloué une aide, début 2020, pour payer une partie de ses frais universitaires.

En février 2020, au vu de ses capacités, de ses mérites et de la défection de sa tante qui devait la financer, SEA a décidé de lui offrir un soutien financier partiel. A cet effet, nous avons requalifié en don le prêt de 100.000 NPR (754 €) accordé en 2019 pour payer son installation et sa formation d’aide-soignante en Australie (qui lui permet de trouver des emplois rémunérés) et contribué au financement de ses frais universitaires à hauteur de 8.200 CAN$ (5.100 €). Elle travaille aujourd’hui à temps plein dans une EPHAD et à temps partiel comme serveuse pour financer ses études et ses dépenses courantes.

Elle a terminé sa 1ère année et devrait obtenir son diplôme en juillet 2021.

NIRDESH

Nirdesh, est né en 1998 dans le district de Dhading. Son père est fermier et vend sa production dans une petite épicerie du village. Il a été parrainé de 2012 à 2016, jusqu’à sa 2ème année de licence. En 2015, il a intégré le Tri Chandra College (université publique, affiliée à la Tribhuwan University) pour un BSC (Bachelor of Science). A partir de 2016, il a enseigné dans l’école secondaire de Shri Liti dans le district de Dhading, ce qui lui permet de poursuivre ses études et de les financer.

Fin 2019, ayant obtenu sa Licence en Biochimie du Tri Chandra College, il s’est inscrit pour un Master, tout en donnant des cours privés en maths et en sciences à des lycéens.

Début 2020, SEA a décidé de le reprendre en tant qu’étudiant de jour en lui finançant ses frais universitaires et ses frais d’installation dans un studio.

Il vient régulièrement à Katmandou et reste en contact étroit avec SEA.

SARITA Junior

Sarita est née le 16 juin 1995 à Katmandou. Elle a été parrainée par SEA de 2001 à 2016. C’est par l’intermédiaire d’un couple népalais qui s’occupait d’enfants défavorisés que SEA l’a rencontrée. Pendant deux ans, ce couple avait logé chez eux, nourri et éduqué six petites filles grâce à des fonds envoyés par des touristes canadiens. Jusqu’à ce que ces canadiens cessent de donner de leurs nouvelles et de leur envoyer de l’argent. La mort dans l’âme, le couple, incapable désormais de pourvoir aux besoins des six fillettes, avait dû se résoudre à les ramener d’où elles venaient.

C’est donc chez elle que SEA, accompagné du couple, a rencontré Sarita pour la première fois. « Chez elle », c’était une pièce sombre, exiguë et sale d’une vielle bâtisse d’un quartier très pauvre de Katmandou. Dans cette pièce, misérable et dépourvue de tout, s’entassait toute la famille : le père, la mère et le petit frère. Son père, analphabète, avait alors expliqué à SEA que Sarita n’était en réalité pas sa fille, qu’il l’avait adoptée parce que ses parents biologiques l’avaient abandonnée, mais qu’il ne pouvait ni la nourrir correctement ni l’éduquer. Elle a été recueillie par SEA en février 2001.

Sarita a intégré, fin 2013, la prestigieuse école hôtelière, NATHM (Nepal Academy of Tourim and Hotel Management), d’où elle a obtenu une Licence en 2016.

Elle a quitté le Home mi-novembre 2016 pour s’installer chez sa meilleure amie. Elle a trouvé un travail, qu’elle a quitté en septembre 2017.  Elle a résidé au Foyer ensuite jusqu’à son départ en avril 2018, pour l’université australienne de Wollontong (80 km au sud de Sydney), où elle s’est inscrite pour faire un Master en comptabilité, financé par ses propres moyens (en travaillant comme chambrière). Ils vivent chez la sœur de son mari qui a aussi fait ses études là-bas. 

Mi-2020, elle a terminé son Master en comptabilité et en attendant sa remise de diplôme, elle travaille depuis décembre 2020 en tant qu’aide-soignante auprès de personnes âgées (elle fait des remplacements). Elle est contente d’avoir trouvé ce job même si ce n’est pas en lien direct avec sa formation. Elle vit avec son mari à l’est de l’Australie, région pas touchée par le COVID contrairement à la région de Sydney. Son mari travaille également. Elle espère trouver ensuite un emploi dans son domaine de compétence.

 

RAJENDRA Senior

Rajendra (frère de Raj Kumar) est né le 13 avril 1992 dans le district de Sindupalchwok. Ses parents vivaient dans des conditions misérables dans un ghetto du nord de Katmandou. Son père, alcoolique et violent, était conducteur de cyclo-pousse (rickshaw), et sa mère vendait des cigarettes sur les trottoirs de Thamel, le quartier touristique de Katmandou. N’ayant personne à qui confier Rajendra, sa mère l’emmenait avec elle à Thamel, où elle l’attachait à un poteau afin d’éviter qu’il ne s’éclipse. C’est donc sur les trottoirs de Thamel que Rajendra passait alors l’essentiel de sa vie. Il est parrainé depuis 1997.

Rajendra a obtenu son baccalauréat (classe 12 au Népal) en 2012. Après quelques interrogations sur son avenir, il a été admis à Christ University de Bangalore, dont il a obtenu une Licence en avril 2017. Après quelques mois de chômage, il s’est lancé dans un commerce de vente de beignets, qu’il a revendu. Il a trouvé un nouvel emploi mieux rémunéré en mai 2018, comme Consultant en orientation pour étudiants dans le domaine informatique.

Il s’est marié fin 2019 avec une jeune fille appartenant à la communauté religieuse qu’il fréquente.

 

SAMJHANA Senior

Samjhana est née le 2 octobre 1993 à Shrinagar dans le district de Humla, la région la plus haute et la plus éloignée du Népal, située à la frontière avec le Tibet. Cette région est l’une des plus pauvres du Népal. Sa bourgade principale, Simikot, est desservie une fois de temps en temps par un petit avion, mais les villages ne sont accessibles qu’à pied, faute de routes. La plupart des habitants vivent d’une agriculture de subsistance ; la saison agricole y est courte et les hivers longs et rigoureux, d’où des famines fréquentes. Privés de médecins et de médicaments, les habitants ont une espérance de vie qui ne dépasse pas 40 ans dans certaines régions. Les parents de Samjhana, qui vivent toujours à Humla, sont analphabètes et très pauvres.

Samjhana est parrainée depuis 2000. En novembre 2011, elle a commencé sa 1ère année de licence en Pharmacie à l’université P.E.S (Peoples Education Society). Elle a brillamment décroché sa licence en Pharmacie en octobre 2015, puis a obtenu sa Maîtrise en juillet 2017 (avec une note de 92,5% !). Elle a été presqu’aussitôt embauchée en tant que Senior Research Assistant par Syngene International Ltd, le plus grand laboratoire indien de recherche sous contrat. En octobre, Samjhana nous a indiqué qu’elle pouvait désormais subvenir seule à ses besoins. Début 2018, elle a remboursé l’emprunt qu’elle avait souscrit auprès de SEA. Elle verse chaque année, comme promis, un don à SEA Népal.

PASANG

Pasang (soeur de Nima) est née le 2 juin 1995 à Helambu dans le district de Sindupalchwork. Ses parents, d’origine tibétaine, étaient des paysans déshérités, sans terre et sans maison. La vie était dure, mais les 2 enfants étaient entourés d’affection. Son père mourut tragiquement dans un incendie et la situation de la famille se dégrada considérablement. C’est un moine bouddhiste, informé de la situation désespérée de cette famille, qui conduisit, en novembre 2000, la petite Pasang jusqu’au Home de SEA à Katmandou.

Une fois son bac en poche, elle a opté pour des études de Pharmacie en Inde. En octobre 2013, elle a emboité le pas à son ainée, Samjhana, en intégrant le PES College of Pharmacy, un collège renommé de Bangalore. Elle a obtenu sa Licence en Pharmacie en juillet 2017, après 4 années d’études supérieures et des stages en entreprise. Mi-août 2017, elle a été embauchée pour un poste de Service à la Clientèle par Medlife International Private Ltd, une société indienne de vente de produits pharmaceutiques en ligne. Comme Samjhana, à partir d’octobre 2017, elle a indiqué qu’elle pouvait désormais s’assumer financièrement sans l’aide de SEA. Comme promis, elle verse chaque année un don à SEA Népal.

En 2020, elle a été licenciée suite aux difficultés économiques rencontrées par son entreprise avec la pandémie. Elle a alors repris ses études pour suivre un Master en Pharmacie au PES College of Pharmacy, grâce à ses parrains qui ont décidé de prendre en charge directement la totalité de ses frais, universitaires et de subsistance (total estimé à 4.200 €/an), en 2021. Elle devrait décrocher son diplôme fin 2022.

Anga

Anga est né le 4 février 1996 à Humla, l’un des districts les plus reculés et les moins accessibles au nord-est du Népal. Ses parents sont des paysans sans terre, particulièrement déshérités. Il est parrainé par SEA depuis 2003. Il a fait ses études d’abord à LAS, puis à United College, un collège privé népalais à Katmandou, avec un focus en sciences et biologie, avec l’objectif de devenir médecin.

Ses résultats scolaires ont toujours été impressionnants. Jusqu’à la classe 10, il était 1er de sa classe avec des scores excédant 93%, notamment en mathématiques. Une fois son bac en poche, il a suivi une classe préparatoire à NAME (Institute for Medical Education), en espérant obtenir les scores nécessaires à l’obtention d’une bourse du gouvernement népalais pour financer des études de médecine (dont le coût, que ce soit au Népal ou en Inde, est totalement prohibitif pour une petite association comme SEA). Mais cet objectif s’est avéré hors d’atteinte, compte-tenu du minuscule nombre de bourses d’études d’État. Il a donc dû changer d’orientation, et il s’est inscrit, fin 2015, dans une école préparatoire à une grande école d’ingénieur en Inde.

Anga a une tête bien faite, de fortes capacités d’analyse et de travail, de l’ambition et une grande aptitude à la communication écrite et orale en anglais. Quand il était encore au Népal, SEA l’avait chargé de faire des rapports réguliers sur diverses questions, telles que le petit internat de Dhading ou les difficultés rencontrées par les enfants parrainés et leur famille, et, malgré son jeune âge, il comprenait parfaitement les enjeux et nous informait avec pertinence aussi bien par écrit que par téléphone. Il n’hésitait pas, lorsqu’il était de passage à Katmandou, à nous signaler les problèmes éventuels et nous donner des recommandations.

En juin 2016, il a réussi brillamment le très sélectif concours d’admission au Motilal Nehru National Institute of Technology (NIT), Allahabad, Inde (figurant dans le Top 10 des meilleures écoles d’ingénieur indiennes), dans la spécialité Electronique et Communication – cursus d’ingénieur en 4 ans. Depuis juillet 2016, il vit sur le campus de son école. Les premiers mois n’ont pas été aisés. Il a du mal à s’habituer à la chaleur étouffante de l’Uttar Pradesh, à la nourriture, la saleté, la surpopulation…. Il trouve aussi les maths difficiles n’ayant pas pris les maths comme matière principale en classes 11 et 12 (comme il préparait médecine). De plus, les programmes de maths au Népal et en Inde sont différents, ce qui rajoute à ses difficultés. Enfin, les professeurs parlent hindi plutôt qu’anglais, et si l’on n’est pas au premier rang, dans ces amphis bondés, on n’entend rien. Bref, l’ajustement a été rude !

Il s’est heureusement fait un large cercle d’amis. La 1ère année, il s’est fait élire au bureau des étudiants chargé de contrôler les menus servis dans les restaurants de l’école, une fonction convoitée et stratégique, qui lui a donné une forte visibilité auprès des étudiants et un pouvoir réel sur la qualité de la nourriture servie dans les cantines (une question d’importance vitale !). En 2019, a commencé sa dernière année et les 1ers tests des entreprises qui cherchent des ingénieurs.

Il a obtenu d’excellents scores de A à A+ à ses examens de fin d’études, en juin 2020, examens en partie passés via internet pendant le confinement dû au COVID-19, qu’il a décidé de passer au Népal dans le Home SEA. Il est donc titulaire de son diplôme d’ingénieur en Electronique et Communication

Il a reçu une offre d’une ONG indienne (PRADAN) pour être professeur dans une école préparatoire pour des examens de haut niveau, mais il a finalement préféré décliner préférant rester au Népal. Fin septembre 2020, il a quitté SEA pour rejoindre sa famille à Humla et chercher du travail au Népal.

Il a assuré la tenue des comptes avec Tara pendant le confinement, puis a passé la main à Anand.

 

 

2 Réponses »

  1. Emotion à revoir tous ces enfants que j’ai rencontrés. Mes meilleurs souhaits les accompagnent.

  2. Un grand merci, Elisabeth, pour ce superbe récapitulatif.

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