Aide aux enfants les plus défavorisés d'Asie au travers de programmes de scolarisation et d'hébergement

2012-2013

Table des Matières

1     Présentation générale de l’Association SEA

2     2012, l’autonomie financière pour 2 de nos « grands » !

3     44 filleuls au 1er mars 2013

4     La maison familiale SEA

5     Un appartement loué à Bangalore

6     Un petit « internat » à l’école Shree Liti, à Dhading

7     Des bourses d’études

8     Notes Complémentaires

 

1 – Présentation générale de l’Association SEA

L’Association s’est fixée comme objectif de venir en aide aux enfants d’Asie les plus défavorisés au travers de programmes de parrainage (bourses d’études, hébergement, alimentation, soins).

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Ces programmes ont commencé en 1991, sur une base individuelle, et en 1996, Solidarité Enfance Asie (SEA) a été officiellement créée à Paris comme Association de la loi de 1901.

SEA est une Association à but non lucratif et non religieux.

a)    Parrainage complet, parrainage scolaire

Les programmes SEA revêtent deux formes principales :

–       Parrainage complet, c’est-à-dire une prise en charge intégrale (scolarisation, hébergement, nourriture, soins médicaux, etc.) d’un enfant.

–       Parrainage scolaire, c’est-à-dire le financement de la scolarité et des fournitures scolaires d’un enfant.

Le parrainage complet (formule la plus coûteuse puisque toutes les dépenses de l’enfant sont financées par l’Association) n’est mis en place que pour les enfants absolument sans ressource (orphelin, enfants des rues ou enfant issu d’une famille totalement indigente).

Les parrainages scolaires s’adressent à des enfants pauvres mais dont la famille a suffisamment de ressources pour subvenir à leurs besoins les plus essentiels (hébergement, alimentation).

Ces enfants peuvent être parrainés :

–       Sur le long terme, jusqu’à la fin de leurs cursus scolaire, y compris universitaire (cas notamment des enfants hébergés dans la maison familiale SEA).

–       Sur le plus court terme, pour une année académique : une aide en principe renouvelée d’année en année jusqu’à la classe 8 (fin du secondaire 1er niveau).

Le niveau de détresse financière des familles, ainsi que les possibilités d’accueil de SEA (très limitées, malheureusement) détermineront si un enfant bénéficie d’un parrainage complet (pour les enfants les plus pauvres) ou simplement scolaire.

La motivation de l’enfant à l’école déterminera, dans une large mesure, si un enfant bénéficie d’un parrainage à long terme (pour les enfants assidus à l’école) ou à plus court terme (pour les enfants en difficulté scolaire, que SEA s’efforcera néanmoins d’amener jusqu’à la classe 8).

Dans tous les cas, les enfants sont pris en charge (intégralement ou partiellement) tant que le suivi régulier de SEA prouve que leurs familles sont dans le besoin. 

Copyright Frédéric Duhayer

Copyright Frédéric Duhayer

 

b)    Une maison familiale à Sadobato, vallée de Katmandou

SEA a un foyer d’accueil au Népal pour accueillir quelques-uns des enfants les plus déshérités du Népal.

L’encadrement du Home SEA est assuré par une équipe de 2 personnes employées à temps plein :

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–       Mme Tara Parajuli est responsable des enfants au quotidien et du foyer SEA, où elle vit.

–       Mme Sabita Khadka seconde Tara dans les tâches ménagères (ménage, cuisine, lessive) ; elle vit également dans le foyer.

De plus, depuis septembre dernier, Melle Pratikcha Subedi (anciennement parrainée par SEA) est employée à temps partiel pour encadrer les devoirs d’école des « petits » 2 heures par jour six jours sur sept ; elle vit dans le foyer et poursuit des études supérieures (un bachelor en sciences sociales), qu’elle finance elle-même sur le salaire que SEA lui verse pour le travail réalisé pour l’Association.

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Pratikcha

Tous les enfants du foyer étudient dans des écoles privées.

Lorsqu’ils font des études supérieures en Inde, ils sont hébergés dans un appartement loué à Bangalore.

c)    Des bourses d’études primaires et secondaires (jusqu’à la classe 10)

Les enfants parrainés sont « normalement » pris en charge par SEA jusqu’à ce qu’ils obtiennent leur diplôme de fin d’études secondaires inférieures (School Leaving Certificate, ou SLC) à la fin de la classe 10 (équivalent à la seconde en France).

Il arrive cependant :

–       Qu’un enfant soit incapable ou non désireux d’étudier jusqu’à la classe 10, auquel cas il est orienté par SEA vers une formation professionnelle à la fin de la classe 8.

–       Que les familles recouvrent une certaine santé financière au fil du temps, auquel cas le parrainage cessera ou le soutien accordé par SEA se fera moins prégnant, selon la situation financière de la famille.

Une fois le SLC obtenu, la poursuite du parrainage dépend, pour l’essentiel, des résultats académiques et de l’assiduité à l’école de l’élève.

d)    Des bourses d’études secondaires supérieures (classes 11 et 12)

SEA a défini des règles strictes d’éligibilité des étudiants à des bourses d’études secondaires supérieures, i.e. un score minimal de 60 % au SLC (fin de classe 10).

Notons cependant que pour les étudiants de l’enseignement public ce critère d’admissibilité au programme de bourses d’études SEA sera appliqué avec une certaine souplesse, afin de tenir compte de la faiblesse de l’enseignement public relativement à l’enseignement privé.

Pour les étudiants de l’enseignement public, des critères stricts n’ont pas encore été définis par SEA, qui manque d’expérience en la matière dans la mesure où ses programmes associant des écoles publiques sont récents. Des critères précis seront définis ultérieurement une fois l’expérience accumulée.

c)    Des bourses d’études supérieures (au-delà de la classe 12)

Les règles SEA définissent également les conditions que l’étudiant(e) doit satisfaire s’il (ou elle) souhaite poursuivre des études après la classe 12 (ou l’équivalent du baccalauréat français).

Pour être éligible à une bourse d’études supérieures :

•          au Népal, un étudiant doit avoir obtenu au bac un score supérieur ou égal à 60%[1].

•          en Inde, un score au moins égal à 70% est requis[2][3].

De la même manière, cependant, cette règle sera appliquée avec souplesse pour les étudiants de l’enseignement public.

Pour être éligible à une bourse d’études supérieures en Master, après la classe 15, un étudiant doit avoir :

i)               obtenu à son bachelor un score au moins égal à 75%,

ii)              ne pas avoir plus de 21 ans,

iii)             avoir un parrain qui accepte de lui financer l’essentiel de ses études,

iv)            avoir suivi un programme de bachelor dont le coût annuel n’excède pas 1500 EUR[4].

Dans tous les cas, l’attribution par SEA d’une bourse d’enseignement supérieur restera conditionnée par l’état de ses finances, l’Association n’étant pas en position de pouvoir, financièrement, garantir à tous les enfants parrainés l’accès à l’enseignement supérieur.

e)    Pas de frais généraux

SEA n’a pas de frais généraux : 100 % des ressources de l’Association sont allouées au financement des dépenses directement afférentes aux enfants au Népal (nourriture, habillement, frais scolaires, loyer et salaires du personnel employé à Katmandou).

Tous les membres du Conseil d’Administration de SEA sont bénévoles, et financent eux-mêmes la totalité des dépenses qu’ils encourent lorsqu’ils vont au Népal.

Plusieurs membres du Conseil d’Administration vont régulièrement au Népal, à leurs propres frais, pour s’assurer de la bonne marche du projet sur place.

Le Conseil d’Administration de SEA dirige les opérations de l’Association (grâce à des visites régulières sur place, une communication par e-mail continue, et des appels téléphoniques fréquents), administre les ressources financières de SEA, prépare les demandes de dons auprès des fondations et entreprises, et organise ponctuellement des actions de collecte de fonds.

f)    Partenariat avec l’Association Pomme Cannelle (APC)

SEA a noué un partenariat avec l’Association Pomme Cannelle (APC) qui vient en aide aux enfants des rues de Katmandou.

La structure népalaise d’APC, dirigée par M. Hervé Lafoux, est une ONG officiellement reconnue par le gouvernement népalais.

2 – 2012, l’autonomie financière pour 2 de nos « grands » !

2 « grands » ont terminé leurs études en 2012 et volent maintenant de leurs propres ailes !

•          Shree Pudasaini (23 ans en 2012), parrainé de 1994 à 2012, est aujourd’hui diplômé du National Institute of Technology, NIT — la 7ème meilleure école d’ingénieur en Inde d’après DataQuest.

Shree

Shree

•          Thomas B. a décroché, au terme de 18 années de parrainage, un bachelor es Business Management (BBM) de l’université Garden City College située à Bangalore.

3 – 44 filleuls au 1er mars 2013

Aujourd’hui, SEA vient en aide à 44 enfants / jeunes, âgés de 7 à 25 ans, au travers de différents programmes d’aide ou de parrainage :

–       Une maison familiale à Sadobato, dans la vallée de Katmandou, accueille 16 enfants / jeunes intégralement pris en charge jusqu’à la fin de leurs études.

–       Un appartement loué à Bangalore les héberge lorsqu’ils font des études supérieures en Inde (4 étudiants y vivaient au 1er mars 2013).

–       Un petit internat a été mis en place en juin 2012 au sein de l’école publique Shree Liti à Dhading, au Népal, où 8 enfants ont été scolarisés, nourris et hébergés en 2012/13.

–       1 bourse d’études supérieures est allouée à Pramilla (actuellement en stage en Chine, dans le cadre de sa 3ème année de bachelor es Hospitality Management).

–       2 bourses d’études secondaires supérieures ont été accordées à des jeunes scolarisés (mais non hébergés) dans des collèges de Katmandou : Santosh et Satikcha (cette dernière ayant été renvoyée du Home SEA en décembre 2012, date à laquelle elle est revenue vivre chez sa mère).

–       12 bourses d’études primaires ou secondaires inférieures[5] ont été attribuées à des enfants scolarisés (mais non hébergés) à Shree Liti ou à Heartland Children Academy (HCA), une école privée de Katmandou.

–       Un fond d’aide d’urgence existe entièrement dédié aujourd’hui au financement des frais médicaux de Melle Laxmi Shrestha (anciennement parrainée par l’Association) qui souffre d’un lupus.

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Tara, Naren, Laxmi, Thomas

4 – La maison familiale SEA

a)    Au 1er mars 2013, le foyer SEA accueillait 16 enfants / jeunes parrainés

Le foyer d’accueil SEA est situé à Sadobato, dans la vallée de Katmandou.

C’est une grande maison de 3 étages, qui dispose de 5 chambres, d’une salle d’étude, d’un grand living room, d’une cuisine, de deux grandes terrasses et d’un beau jardin.

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En 2012, le loyer mensuel s’est élevé à 34,500 roupies népalaises (soit environ 340 EUR). En avril 2013, il sera relevé de 33%, pour être porté à 40,000 roupies par mois (soit environ 370 EUR en tenant compte de la dépréciation de la roupie).

Au 1er mars 2013, le foyer accueillait 16 enfants/jeunes intégralement pris en charge (parrainage complet) à l’exception de Nirdesh, dont les parents (moins pauvres que les autres) financent (approximativement) les dépenses de nourriture de leur fils (cf. ci-dessous).

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Home SEA à Katmandou Parrainé depuis : Âge Classe Dernier résultat scolaire et/ou commentaire
Rajindra Bogaty 1997 21 ans 13 60% au bac ; 1ère année d’un bachelor of Business Administration (BBA) à l’Institute of International Management Science (IIMS) à Katmandou
Sarita Maharjan 2001 19 ans 12 71% ; étudie à DAV, en commerce
Pasang Dolma 2000 18 ans 12 69% ; étudie à DAV, en sciences
Nirdesh Achrya 2012 16 ans 11 Étudie à Ed-Mark Academy, en sciences; a rejoint le Home en janvier 2013
Nyma Dolma 2002 16 ans 10 66% ; étudie à LAS
Anga Mahatara 2003 16 ans 10 86% ; étudie à LAS
Regina Tamang 2012 16 ans 10 Déscolarisée pour le moment; transférée de Dhading au Home en février 2013
Sanjay Limbu 2011 15 ans 5 70% ; étudie à MAV
Bikram Nagarkoti 2011 13 ans 5 74% ; étudie à MAV
Sneha Khadka 2007 10 ans 4 69% ; étudie à MAV
Sudip Maharjan 2011 10 ans 4 74% ; étudie à MAV
Anu Lama 2012 13 ans 4 47% ; étudie à MAV
Simran Shivakoti 2012 8 ans 4 83% ; étudie à MAV
Anjali Tamang 2012 8 ans 4 80% ; étudie à MAV
Prabin Khadka 2010 7 ans 2 88% ; étudie à MAV
Ankit Phadera 2012 7 ans LKG 73%, étudie à MAV

Depuis janvier 2013, Rajindra Bogaty est de retour dans le foyer, SEA ayant mis un terme à son contrat de Coordinateur SEA (conclu en juin 2012), dans la mesure où Rajindra n’avait plus la disponibilité nécessaire pour bien faire son travail pour l’Association. Soulignons cependant le rôle instrumental qu’il a joué dans la mise en place des projets à Dhading et HCA (visites sur place, analyse des situations individuelles – enfants, familles, environnement –, acheminement des lits achetés par SEA pour le petit internat de Dhading, rédaction de rapports d’activité).

Rajendra - 2012 - A Dhading

Rajendra – 2012 – A Dhading

Notons également que, outre ces 16 étudiants, la maison SEA accueille 2 étudiantes pensionnaires, Neelam et Ekta, parrainées par une Association française amie, Babuko Asha, dirigée par Mme Jocelyne Vitart.

Notons enfin que depuis janvier Melle Sarita Basnet (anciennement parrainée par SEA) vit dans le foyer, le temps qu’elle retrouve un travail d’infirmière et un appartement.

b)    6 nouveaux enfants ont été intégrés en 2012/13

•          Simran Shivakoti

C’est grâce à l’Association Pomme Cannelle que SEA a rencontré Simran. Son père est porteur, sa mère vend des légumes dans la rue. Ses parents sont très lourdement endettés. Elle a 2 frères et 2 sœurs. Toute la famille vit dans un petit « 1 pièce » misérable à Katmandou. Simran a rejoint le Home SEA en mars 2012. C’est une petite fille brillante.

Simran

Simran

•          Anjali Tamang

Jusqu’en mars Anjali vivait avec sa mère, son frère et sa sœur dans une pièce minuscule et vétuste à Katmandou. Son père, alcoolique, a quitté la famille il y a plusieurs années et est aujourd’hui décédé. Sa mère fait des ménages ici ou là quand elle arrive à trouver du travail. Peut-être est-ce en raison de tout ceci, sa mère maltraitait Anjali qui vivait dans un climat de peur permanente. Anjali nous a rejoints en mars 2012. C’est une bosseuse acharnée.

Anjali

Anjali

•          Ankit Phadera

Les parents d’Ankit sont paysans, ils vivent à Humla, la région la plus haute et la plus éloignée du Népal, située à la frontière avec le Tibet. Ankit cumulait les souffrances, notamment la faim, la misère, la maltraitance. C’est en mai 2012 qu’Ankit a été intégré dans le Home SEA. Ankit est aujourd’hui un petit garçon espiègle qui accumule les bêtises. Sa passion ? Apprendre en s’amusant ! Ce n’est pas de tout repos tous les jours…

Ankit

Ankit

•          Anu Lama

Les parents d’Anu vivent à Dhading, où ils travaillent occasionnellement comme tailleurs de pierre, ils n’ont pas de domicile fixe. Ils sont tellement accro à l’alcool que depuis des années ils font travailler tous leurs enfants pour pouvoir boire. Anu a commencé à travailler à l’âge de 7 ans. Depuis juin, elle est dans le Home SEA et rattrape le temps perdu. C’est une étudiante très travailleuse, mais la mise à niveau scolaire prendra du temps, compte tenu de l’énorme handicap avec lequel elle partait.

Anu

Anu

•          Nirdesh Achrya

Nirdesh a décroché le SLC brillamment : un score de 71% quand on a fait toute sa scolarité dans une école publique au Népal est en effet une très belle réussite. Son ambition est de devenir médecin. Son père travaille dans une cantine scolaire, sa mère est femme au foyer. Ses parents ont dû s’endetter lourdement pour permettre à leur fils de poursuivre ses études. Depuis novembre 2012 il bénéficie d’une bourse d’études SEA ; en janvier 2013, il a intégré le Home SEA. Ses parents toutefois versent à SEA 3000 roupies (soit environ 30 EUR) par mois pour sa pension alimentaire. Nirdesh étudie les sciences dans un excellent collège privé : la transition du public au privé à ce niveau de séniorité est une véritable gageure, et il lui faudra du temps pour se mettre au niveau. C’est un gros travailleur, extrêmement discipliné.

Nirdesh

Nirdesh

•          Regina Tamang

En mai 2012, SEA a commencé le parrainage de Regina au sein du petit internat de Shree Liti, à Dhading (voir plus loin). Mais son père l’a retirée de l’école en cours d’année, car il la voulait à la maison pour travailler et subvenir aux besoins de la famille. Regina a un frère de 13 ans et une petite sœur de 11 ans, handicapée suite à une mauvaise chute il y a quatre ans. Son père est paysan—et alcoolique—, sa mère est décédée. Pour permettre à la jeune fille de finir sa scolarité, SEA l’a transférée en février dans son foyer d’accueil. Comme il n’est pas possible de rejoindre une nouvelle école en classe 10, Regina devra reprendre ses études en classe 9.

Regina

Regina

c)    2 jeunes ont quitté le Home SEA en 2012

•          Jyoti Dhakal a brillamment passé son bac (examen de fin de classe 12), décrochant un score global de 70%. Ayant choisi de poursuivre ses études supérieures en Inde elle a donc quitté le Home de Sadobato en mai 2012, pour être hébergée dans l’appartement loué par SEA à Bangalore (voir ci-dessous).

Jyoti

Jyoti

•          Satikcha Subedi (parrainée depuis 1999) a été renvoyée du Home, car elle séchait l’école, pour aller rejoindre son petit ami. Elle est revenue vivre chez sa mère, dont la situation s’est améliorée depuis la prise en charge par SEA de ses 2 filles dans les années 1990. Celle-ci est aujourd’hui remariée et a 2 enfants avec son nouveau mari, qui travaille comme conducteur de bus. La scolarité de Satikcha est toujours financée par SEA, puisqu’elle a obtenu au SLC un score de 64%.

Satikcha

Satikcha

5 – Un appartement loué à Bangalore

Depuis mai 2012 SEA loue un appartement à Bangalore pour héberger les étudiants du Home SEA qui font des études supérieures en Inde.

C’est un appartement spacieux et agréable d’une résidence surveillée 24h/24, qui dispose de 3 chambres, dont 2 avec salle de bain attachée, d’une grande salle de séjour, d’une cuisine et d’une entrée.

L’appartement n’étant pas meublé il a fallu l’équiper entièrement.

Le loyer mensuel s’élève à 16,000 roupies (soit environ 245 EUR) ; il sera relevé de 5% en avril 2013.

Notons qu’une amie de Jyoti, Ginisha, réside également dans l’appartement, et reverse à SEA sa quote-part du loyer, électricité, etc.

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Au 1er mars 2013, l’appartement accueillait 4 étudiants SEA :

Home SEA, Bangalore Âge Bachelor Faculté Dernier résultat scolai-re et commentaire
Samjhana Bandari 20 Pharmacie (cursus en 4 ans) P.E.S 81,4% : examen national de fin de 1ère année de licence ; elle terminera sa 2ème année de licence en septembre 2013
Naren Bandari 20 International Hospitality Administration (cursus en 3 ans) P.E.S Aucun résultat disponible (du fait de l’affiliation à une faculté américaine) ; il terminera sa 2ème année en mai 2013
Shankar Pudasaini 19 Commerce (cursus en 3 ans) Jain 78% ; il terminera sa 2ème année en avril 2013
Jyoti Dhakal 18 Business Management (3 ans) Jain 78% ; elle terminera sa 1ère année en avril 2013

6 – Un petit « internat » à l’école Shree Liti, à Dhading

C’est l’association Pomme Cannelle (APC) qui nous a fait connaître le petit district de Dhading situé à 55 km à l’ouest de Katmandou, où de nombreuses familles vivent dans un état de très grande pauvreté.

L’agriculture à Dhading est rendue ardue par une terre rocailleuse qui produit peu, mais la rivière Trishuli, qui traverse Dhading d’est en ouest, offre aux populations locales les plus pauvres  un moyen de subsistance : le ramassage et le concassage de pierres. D’où un afflux de migrants, venus des coins les plus défavorisés et les plus reculés du Népal. Mais d’où aussi une forte proportion de familles indigentes. Ces familles habitent dans des abris rudimentaires faits de bambou et de bâches en plastique ou dans des petites cahutes délabrées.

a)    L’école publique Shree Liti

Il existe quelques écoles à Dhading, toutes publiques, mais la fréquentation scolaire est faible, car il n’y a généralement pas assez d’argent dans les familles pour envoyer leurs enfants à l’école.

Au Népal, les écoles publiques sont gratuites, seuls les frais d’admission et d’examens (de 700 à 2,700 roupies par an selon la classe) étant à la charge des élèves. Mais pour les familles pauvres, payer ces frais, les fournitures scolaires et nourrir les enfants alors qu’ils ne rapportent pas d’argent, est une charge trop importante. Aussi les petits doivent-ils le plus souvent travailler. A Dhading, les enfants travaillent dans les champs ou du ramassage et du concassage de pierres, ils aident aussi leurs parents pour toutes les tâches quotidiennes.

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L’école Shree Liti a été créée en 1949. C’est une école publique, elle compte aujourd’hui 12 instituteurs et 320 élèves. Parmi ces 320 élèves, nombre d’entre eux vivent dans des conditions d’extrême précarité. Cette école n’avait pas d’internat, mais son directeur a accepté d’allouer deux salles de classe à SEA pour héberger quelques-uns des enfants les plus pauvres de Dhading.

Shree Liti School

Shree Liti School – Dhading – Copyright Frédéric Duhayer

b)    8 enfants intégralement parrainés durant l’année académique 2012/13

En 2012/13, le petit « internat » de l’école Shree Liti, mis en place en juin 2012, a accueilli 8 enfants/jeunes hébergés, nourris et scolarisés par SEA.

SEA a versé à l’école Shree Liti 3000 roupies par mois par enfant parrainé dans l’internat, soit 24000 roupies au total (environ 240 EUR) par mois, correspondant aux dépenses de nourriture des enfants, à leurs frais d’admission et d’examen, leurs fournitures scolaires (cahiers, etc.) et au salaire (1500 roupies par mois) de la dame qui leur fait la cuisine et reste avec eux la nuit pour s’assurer que tout va bien.

SEA a également acheté aux enfants 4 lits doubles, ainsi que des couvertures et des matelas.

À noter, comme indiqué ci-dessus, que :

•          Rejina Tamang, 16 ans, a été transférée dans le foyer SEA en février 2013.

En effet, parrainée par SEA dans le petit internat depuis mai 2012, Regina a été rapidement déscolarisée par son père. Pour lui, éduquer une fille est un gaspillage d’argent. Pour SEA, l’éducation des filles est prioritaire. Aussi Régina a-t-elle été transférée dans le foyer afin de lui donner une chance de terminer ses études.

Rejina

Rejina

Ses résultats scolaires ne sont pas bons (48% obtenu à ses derniers examens), mais comment pouvait-il en être autrement ?

Avant sa prise en charge par SEA la journée typique de la jeune fille se déroulait comme suit : lever à 4h, sa journée de travail commençait : ménage, cuisine, soins apportés à sa petite sœur handicapée, travail des champs ; départ pour l’école à 7h30, s’ensuivaient 2 heures de marche ; arrivée à l’école à 9h30, juste à temps pour le début des classes ; 16h30, fin des classes, commençait alors une marche de 2 heures pour revenir chez elle, où s’enchainaient soins apportés à sa petite sœur, préparation du repas, diner, ranger, nettoyer ; 21h-22 heures : après une journée de travail harassante quelques précieuses minutes étaient volées pour ses devoirs d’école. C’est en fait un exploit que Regina ait eu la volonté, le courage et la ténacité de braver les pressions de son père pour réussir à étudier jusqu’en classe 10.

En 2012/13, le petit internat de Dhading a accueilli les 8 enfants parrainés par SEA ci-dessous :

 2012/13 Âge Classe Dernier score Commentaire
Ram Kumar Magar 6 1 (CP) 64% Il a 3 frères. Ses parents sont paysans. C’est un élève moyen.
Ram Maya Mijar 7 1 76% Sa mère est décédée, et son père, qui s’est remarié, ne s’en occupe pas. Elle vivait avec son grand-père dans des conditions d’extrême dénuement. C’est une enfant hypersensible, bonne élève.
Radha Krishna Gole 8 3 47% Il est l’ainé de 3 enfants, tous des garçons. Son père travaille au concassage de pierres, sa mère travaille dans les champs. C’est un enfant doux, en difficulté scolaire.
Phool Maya Tamang 13 3 76% Jusqu’à sa prise en charge par SEA, Phool Maya travaillait au ramassage et au concassage de cailloux ; elle faisait aussi le ménage et la cuisine pour toute la famille. Sa mère est décédée, son père s’est remarié, il boit et la bat, sa belle-mère, également alcoolique, la rejette. Ils sont lourdement endettés. C’est une bonne élève, grosse travailleuse.
Pradip Thapa Chettri 14 6 43% Pradip n’a rien, ni parents, ni terre, ni possessions. Jusqu’en juin 2012, il vivait chez sa grand-mère, qui habite à 2 heures de marche de l’école. Pradip a des difficultés d’apprentissage, ce qui est peu étonnant compte tenu de son parcours très difficile et chaotique.
Rejina Tamang 16 10 48% Transférée dans le foyer SEA.
Ganga Lal Tamang 17 10 47% Avant sa prise en charge par SEA Ganga Lal marchait 4 heures par jour pour aller et revenir de l’école. Ses parents sont paysans, très âgés. Il a 5 frères et 5 sœurs. Ganga Lal est un élève faible mais il est vrai qu’il ne pouvait guère en être autrement compte tenu de ses conditions de vie jusqu’ici.
Monika Bholan 17 10 44% Monika a ses deux parents, qui ont un petit commerce. Elle est l’étudiante du groupe qui a le plus de difficultés scolaires, mais sa famille n’est pas parmi les plus démunies.

c)    Evaluation du projet

D’une manière générale le petit internat a bien fonctionné.

The SEA kids in Shree Liti School, with the principal

The SEA kids in Shree Liti School, with the principal

Deux salles de classe ont été transformées en dortoir ; une cuisine a été aménagée ; une personne adulte a été recrutée pour faire la cuisine aux enfants et rester avec eux la nuit. Sur demande de SEA, un enseignant a été recruté pour donner, à partir de décembre 2012 et jusqu’en mars 2013, 2 heures de cours particuliers aux étudiants de classe 10. Cet enseignant est payé par SEA 2000 roupies (environ 20 EUR) par mois (en sus des 24000 déjà versés par l’Association pour les frais de pensionnat).

Kitchen in Dhading Shree Liti School

Kitchen in Dhading Shree Liti School

Néanmoins, une marge d’amélioration reste possible notamment sur la propreté des lieux et sur la nourriture (insuffisamment diversifiée). De plus, au cours des derniers mois, une douzaine d’étudiants supplémentaires ont été hébergés dans le dortoir. Aussi les enfants devaient-ils dormir à 2 ou 3 par lit. Le directeur de l’école a assuré à SEA que ce n’était là que mesure temporaire destinée à permettre aux étudiants non « pensionnaires » de mieux préparer le SLC.

d)    2 fillettes seront transférées de l’internat au Home SEA en avril 2013

Une fois leurs examens terminés fin mars, SEA va transférer dans sa maison familiale à Sadobato :

•          Ram Maya,

Ram Maya

Ram Maya

•          Phool Maya,

Phool Maya

Phool Maya

2 enfants maltraitées ou laissées à l’abandon par leur famille, et motivées à l’école.

Le grand père de Ram Maya, un homme aimant mais sans ressource viendra rendre visite à sa petite fille une fois par mois ; SEA paiera ses frais de transport.

Au total, 3 jeunes filles originaires de Dhading (en incluant Regina) auront été intégrées dans le Home SEA en 2013.

e)    5 à 8 enfants seront parrainés dans l’internat durant l’année scolaire 2013/14

Au cours de l’année à venir, SEA envisage de parrainer 5 à 8 enfants dans le petit internat.

La sélection de ces enfants parmi les familles les plus pauvres de Dhading est en cours.

Pradip Thapa Chettri continuera d’être parrainé dans l’internat, tandis que Deepak Tamang, le petit frère de Regina, toujours premier de sa classe avec des scores supérieurs à 70%, sera également pris en charge dans l’internat.

Ram Kumar Magar et/ou Radha Krishna Gole quant à eux, seront parrainés soit dans l’internat soit comme étudiant de jour dans la mesure où leur famille habite à côté de l’école.

La plus ou moins grande détresse financière des familles sera le critère de sélection des 3-6 enfants supplémentaires que SEA prévoit d’intégrer dans l’internat en 2013.

Dans un an, un bilan sera fait sur le fonctionnement du petit internat de Dhading, et SEA, en conséquence, poursuivra, ou ne poursuivra pas, ce programme de soutien.

Ganga Lal Tamang et Monika Bholan ont passé en mars le SLC. Les résultats ne sont pas encore connus mais ils devront quitter l’école Shree Liti, qui n’enseigne pas au-delà de la classe 10. Selon ses résultats au SLC, SEA pourrait envisager de continuer de soutenir Ganga Lal, dont la famille figure parmi les plus pauvres des pauvres, et qui a démontré sa volonté farouche de continuer ses études.

7 – Des bourses d’études

Si la maison familiale reste centrale dans l’action de SEA, elle ne peut malheureusement pas accueillir tous les enfants en détresse.

Afin de scolariser davantage d’enfants, l’Association a élargi ses programmes de parrainage à l’octroi de bourses d’études (i.e. financement de la scolarité et des fournitures scolaires telles que cartables, livres, cahiers, uniformes, etc.) au profit de jeunes ou d’enfants pauvres qui continuent de vivre dans leur famille.

a)    Bilan de la maison familiale

Mais la mise en place de ces bourses a également été motivée par l’observation d’un certain nombre d’effets pervers du foyer d’accueil. Si les bénéfices d’une maison familiale pour ces enfants meurtris par la vie sont visibles et indéniables, les effets pervers ont pu se faire sentir chez certains enfants au terme de nombreuses années de parrainage, notamment :

–       La formation d’anticipations irréalistes,

–       Des habitudes de vie en décalage total avec la vie que les élèves en échec scolaire ont une fois arrivés à l’âge adulte. D’où, potentiellement, chez ces jeunes adultes, incapables de maintenir le niveau de vie dont ils ont bénéficié enfants, des frustrations, une amertume voire une hargne destructrice.

Jusqu’à une date récente les enfants du Home ont tous été sélectionnés au hasard parmi les enfants les plus pauvres identifiés. Quasiment aucun de ces enfants n’avait été à l’école avant leur prise en charge par l’Association.

Or parmi ces enfants certains ont des facilités pour l’école, d’autres n’en ont pas. La plupart travaillent dur, mais certains préfèrent la facilité. Aussi les réalisations académiques de ces enfants devenus adultes, au terme de quelques 15-20 ans de parrainage, peuvent-elles être très différentes.

SEA valorise autant le travail d’une pharmacienne que celui d’une femme de ménage, mais la pharmacienne n’aura pas le même niveau de vie que la femme de ménage.

Si le jeune qui a passé toute son enfance et adolescence dans le foyer SEA se retrouve plus tard avec un salaire de femme de ménage ou de peintre en bâtiment, des frustrations s’ensuivront inéluctablement, par-delà les difficultés, inédites pour lui, liées à la précarité de ses nouvelles conditions de vie.

Ce déclassement peut être vécu par certains comme une véritable injustice et créer des conditions psychiques faites de sentiments essentiellement négatifs (dévalorisation narcissique, jalousie, etc.).

b)    Critères du choix des enfants parrainés

Face à l’observation de ces expériences douloureuses SEA a été conduite à repenser ses critères du choix des enfants parrainés dans le Home pour intégrer, outre la grande pauvreté, la capacité de l’enfant à travailler à l’école, de façon à éviter un possible déclassement ultérieur, ou à en réduire la probabilité de survenue ou l’ampleur.

Dans cette perspective, l’octroi de bourses d’études apparait comme un moyen privilégié pour SEA d’évaluer préalablement la motivation de l’enfant à l’école.

C’est ainsi, au vu de leur intérêt pour les études, que SEA a décidé d’intégrer Régina, Ram Maya et Phool Maya dans le Home SEA, trois enfants issus des milieux les plus défavorisés du Népal, qui devraient arriver, compte tenu de leur assiduité à l’école, à un niveau d’études suffisant pour éviter un déclassement ultérieur brutal.

Dans tous les cas les bourses SEA sont accordées selon 3 principes :

–       L’enfant fait partie d’une famille dans le besoin,

–       Il sera parrainé tant que le suivi régulier de SEA prouve que sa famille est dans le besoin,

–       Son parrainage sera à long terme, jusqu’à la fin de son cursus scolaire, s’il est motivé à l’école et travaille assidûment (comme en témoignent ses bons résultats scolaires ou l’amélioration régulière de ses résultats), ou il sera parrainé à plus court terme, jusqu’en classe 8, s’il n’est pas assidu à l’école.

Quelques soient les résultats scolaires des enfants (bons ou mauvais), SEA s’efforcera de poursuivre son aide jusqu’à la classe 8—sauf à ce que la situation des parents leur permette désormais de  financer la scolarité de leur enfant. 

c)    Bourses d’études supérieures (après la classe 12)

Outre Samjhana, Naren, Shankar, Jyoti, Rajindra, tous hébergés par SEA (dans l’appartement à Bangalore ou dans la maison familiale à Sadobato),

Pramilla Thapa (parrainée depuis 1997) bénéficie d’une bourse d’études supérieures SEA.

Depuis novembre 2012, Pramilla fait un stage d’un an à Sanya Bay, en Chine, dans le cadre de sa 3ème année de bachelor es Science in Hospitality Management. Ce stage est partie intégrante de son cursus universitaire. Elle a eu cette belle opportunité grâce à ses très bons résultats scolaires. Classée 35ème Pramilla figurait en effet parmi les 50 meilleurs élèves de sa faculté, auxquels il était proposé cette possibilité de stage dans un hôtel 5 étoiles en Chine. Une fois revenue au Népal, en novembre 2013, il lui restera encore un an d’études avant qu’elle ne décroche son bachelor (cursus sur 4 ans).

Pramilla

Pramilla

d)    Bourses d’études secondaires supérieures (classes 11 et 12)

Outre Pasang, Sarita junior, Nirdesh, tous hébergés par SEA dans la maison familiale à Sadobato,

Satikcha Subedi et Santosh Adhikari bénéficient d’une bourse d’études secondaires supérieures.

•          Satikcha étudie aujourd’hui en classe 11 au collège MOLIHSS, dans la section commerce, après avoir obtenu un score de 64% au SLC ; à ses derniers examens son pourcentage est ressorti à 43%. Comme on l’a vu ci-dessus, elle vit, depuis décembre 2012, chez sa mère. Elle a aujourd’hui cessé de sécher l’école, et pourrait être réintégrée dans le Home, sauf que la capacité d’accueil du foyer sera saturée une fois Phool Maya et Ram Maya arrivées (et ce, même en tenant compte du départ probable pour l’Inde de Sarita junior et Pasang). Et il est certain que Phool Maya et Ram Maya ont davantage besoin du Home que Satikcha, qui a la chance d’avoir une maman aimante, dont les conditions de vie sont aujourd’hui correctes.

Satiksha

Satiksha

•          Santosh, 17 ans, est le neveu de Tara, qui vient d’un milieu très pauvre. Jusqu’en 2009, sa famille se débrouillait tant bien que mal, grâce aux petits boulots de son père. Santosh a pu ainsi suivre une scolarité régulière dans une école publique et a réussi le SLC avec un score de 60%. Mais, au cours de ces dernières années, les problèmes de boisson de son père ont empiré, au point qu’il a dû cesser de travailler. En 2011, il a quitté son foyer, laissant sa femme et ses 2 enfants (Santosh et sa jeune sœur de 14 ans) sans aucunes ressources. Pour permettre à Santosh de passer son baccalauréat (fin de classe 12), SEA lui a accordé une bourse d’études. Il a pu ainsi s’inscrire en classe 11 à Seabird College, un collège privé de la vallée de Katmandou. Santosh est un élève studieux et travailleur, il a obtenu 54,8% à ses derniers examens.

Santosh

Santosh

e)    Bourses d’études primaires et secondaires (jusqu’à la classe 10)

e-1) Etudiants de jour à Shree Liti, une école publique

En 2012/13, en sus des 8 enfants parrainés dans le petit internat, SEA a accordé un soutien scolaire à 7 jeunes de Dhading :

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  Âge Classe Dernier score Commentaire
Geeta Adhikari 13 6 58% La famille peut désormais pourvoir à ses besoins.
Susmita Rimal 15 8 50% La famille peut désormais pourvoir à ses besoins.
Sumitra Adhikari 16 10 57% La famille peut désormais pourvoir à ses besoins.
Akansha Areyal 16 10 61% Selon le résultat qu’Akansha obtiendra au SLC, SEA pourra éventuellement participer (une participation à moduler selon les revenus des parents) au financement des études d’infirmière qu’elle ambitionne de faire.
Manika Areyal 17 10 58% La famille peut désormais pourvoir à ses besoins.
Santa Areyal 17 10 43% La famille peut désormais pourvoir à ses besoins.
Roshan Areyal 17 10 55% La famille peut désormais pourvoir à ses besoins.

Contrairement à ce que leur nom pourrait laisser penser à un occidental ces jeunes ne sont pas frères et sœurs mais ils sont tous brahmanes constituant la caste supérieure au Népal.

Le soutien SEA pour ces jeunes (sauf éventuellement Akansha) prendra fin à la fin de l’année scolaire, en mars 2013, près des ¾ d’entre eux ayant alors passé le SLC (certificat d’études secondaires inférieures). En outre, la situation de leur famille leur permet désormais de financer la scolarité de leurs enfants.

En 2013/14, 10 autres enfants/jeunes sélectionnés par SEA parmi les plus défavorisés de Dhading bénéficieront d’une aide scolaire SEA à Shree Liti.

Comme pour les 7 jeunes ci-dessus, SEA financera à leur profit les (seuls) frais d’admission et d’examens et autres fournitures scolaires, représentant un coût annuel de 5,000 roupies (soit environ 50 EUR).

e-2) Etudiants de jour à Heartland Children Academy (HCA), une école privée

HCA est une excellente école privée co-gérée par des Népalais et des Australiens et située à katmandou.

En 2012/2013, 5 étudiants identifiés par APC ont bénéficié d’une aide scolaire :

  Âge Classe Dernier score Commentaire
Suman Rijal 14 6 53% Bon élève, très assidu au travail. Ses conditions de vie à la maison lui permettent de suivre une scolarité normale (sous réserve du parrainage SEA).
Usha Karki 11 4 71% Excellente élève, grosse travailleuse. Ses conditions de vie à la maison lui permettent de tirer pleinement profit de son parrainage SEA.
Samjhana Thapa 10 4 53% Élève peu assidue au travail, en dépit de conditions de vie correctes à la maison (c’est la famille la moins mal lotie du groupe HCA).
Laxman Gurung 12 4 38% Élève en grande difficulté scolaire ; peu d’intérêt manifesté pour les études, peu de travail personnel, mais cela est est sûrement dû, au moins en partie, à des conditions de vie à la maison trop misérables.
Binisha Karki 8 Rétrogradée en UKG, après un 1er trimestre en classe 2 10% en classe 2, 63% en UKG Élève en très grande difficulté scolaire, peu intéressée par les études à ce stade. Binisha est la petite sœur d’Usha, donc vivant dans les mêmes conditions.

Notons que les résultats obtenus par ces enfants ne sont pas équivalents à ceux des élèves de Shree Liti, car le niveau d’exigence à HCA est beaucoup plus élevé que dans n’importe quelle école publique.

Tous ces enfants, qui continuent de vivre dans leur famille, avaient auparavant suivi une scolarité plus ou moins régulière dans une école publique. Aussi l’adaptation à une école privée d’un excellent niveau promettait-elle d’être difficile.

D’où la remarquable performance d’Usha, qui est aujourd’hui une des meilleures élèves de sa classe.

Usha

Usha

Suman s’est aussi très bien débrouillé si l’on considère qu’il a rejoint HCA en classe 6 (équivalent de la 6ème en France) et que, par conséquent, l’ajustement qu’il devait réaliser était bien plus considérable que pour nos élèves en classe 4.

Suman

Suman

Quant à Laxman, l’extrême pauvreté de ses conditions de vie explique certainement, au moins en partie, ses difficultés à l’école. Il vit avec sa mère et sa grande sœur dans une pièce sombre et insalubre de Katmandou. La pièce n’étant pas équipée de conduites d’eau, il faut, pour faire la cuisine ou se laver, aller chercher l’eau au puits le plus proche. Toutes les semaines, Laxman manque un jour d’école pour approvisionner la famille en eau. Tous les trois vivent sur les seuls revenus de la mère, qui a des petits boulots journaliers (porteur de briques, par exemple), mal payés, qui l’épuisent. Elle est en mauvaise santé.

Pour l’année 2013/14, SEA envisage de poursuivre son soutien à ces 5 enfants soit à HCA soit dans une autre école située plus près de là où les enfants habitent. En effet, la distance qu’ils doivent parcourir pour se rendre à l’école s’est avérée être une difficulté importante.

Suman, Laxman, Samjhana, Usha, Nisha (non parrainée par SEA), Binisha

Suman, Laxman, Samjhana, Usha, Nisha (non parrainée par SEA), Binisha

Merci à tous pour votre fidélité aux enfants !

Yak - Lac Gokyo

Yak – Lac Gokyo

Yak - Lac Gokyo

Yak – Lac Gokyo

Achevé de rédiger le 31 mars 2013.

8 – Notes Complémentaires

A.

SEA a un statut d’Association de la loi de 1901—d’où des avantages fiscaux en France (réduction de l’impôt sur le revenu d’un montant égal à 66 % du don).

Les statuts de SEA sont disponibles sur demande.

 

B.

Membres actuels du Conseil d’Administration de SEA :

Marie-Hélène Duprat, Présidente et membre fondateur.

Élisabeth Jeandel, Vice-présidente.

Fabienne Blain, Trésorière.

Simone Pauchet, Secrétaire Général.

Christiane Michels, Responsable du fund-raising.

Carole Darchy, responsable du blog.


[1] Notons qu’au baccalauréat, un résultat très légèrement inférieur à 60% (58-59%) peut conduire SEA à accorder, au cas par cas, une bourse d’études supérieures si l’étudiant a fait preuve d’une importante capacité de travail tout au long de sa scolarité.

[2] Un résultat très légèrement inférieur à 70% peut être suffisant pour l’attribution d’une bourse d’études en Inde si l’étudiant est très assidu au travail.

[3] La différence de score requis (60 % pour étudier au Népal vs. 70 % pour étudier en Inde) s’explique par deux facteurs : 1) les études sont généralement plus chères en Inde qu’au Népal et, par voie de conséquence, les bourses scolaires SEA sont attribuées plus sélectivement pour l’Inde que pour le Népal ; 2) le système de notation au bac est plus sévère au Népal qu’en Inde.

[4] Cette règle vise à accorder à tous les étudiants un montant à peu près égal pour l’ensemble de la scolarité supérieure. Chaque étudiant, après le baccalauréat, se verra accordé une somme globale, qu’il ou elle choisira d’utiliser dans un délai de 3 ou 4 ans, dans tel ou tel programme de bachelor. Selon la discipline choisie pour le bachelor, le coût pour SEA est en effet très différent : certains bachelors sont sur 3 ans, tandis que d’autres durent 4 ans (impliquant donc des frais d’hébergement, nourriture, etc. plus élevés puisque sur plus longue durée) ; les coûts annuels des études peuvent être également très variables : par exemple, le coût annuel d’un BBM (bachelor en Business Management) en Inde peut ressortir, selon la faculté, à près de 2500 EUR, tandis que celui d’un BCom (bachelor en Commerce) s’élève à moins de 1500 EUR. Ainsi donc, l’étudiant qui aura choisi un bachelor très cher (un BBM, par exemple) et/ou un programme sur plus longue période (4 ans au lieu de 3) ne pourra espérer une poursuite du parrainage SEA, une fois son bachelor obtenu, à la différence de l’étudiant qui aura opté pour un bachelor globalement moins couteux pour l’Association et qui n’aura donc pas utilisé la totalité de ses droits (ou de sa bourse).

[5] Jusqu’en classe 8 (secondaire 1er niveau) ou 10 (secondaire 2ème niveau).

3 Réponses »

  1. J’ai lu votre rapport avec beaucoup d’interet et tiens a dire bravo a Sea pour ce travail titanesque. Bravo pour le site que j’ai eu beaucoup de plaisir a parcourir. Quel chemin parcouru pour SEA, felicitation et a bientot au Nepal chere Marie-helene
    Jocelyne marraine de Jyoti

  2. Très beau rapport qui permet de prendre pleinement conscience du rôle et des actions de SEA. Bonne continuation !
    Nathalie

  3. Donne une vision panoramique de la situation, Merci Marie Helene, Carole et les autres .

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