1. Faits marquants en 2025 et début 2026 au Népal.
a) A l’aube d’une nouvelle ère ?
Le parti qu’a rejoint Balendra Shah, dit « Balen » – 35 ans, rappeur, ingénieur en génie civil de formation, maire de Katmandou de 2022 à 2026 – a triomphalement remporté les élections législatives du 5 mars, six mois après le soulèvement des jeunes de la génération Z (génération née de la fin des années 1990 jusqu’au début des années 2010) contre l’aggravation des inégalités, la corruption et le népotisme des dirigeants qui gangrènent le pays.
C’est l’interdiction par le gouvernement de 26 plateformes dont Facebook, YouTube ou X qui a été l’étincelle des manifestations.



Le Rastriya Swatantra Party (RSP, Parti national indépendant, centriste), créé en 2022 contre l’establishment par un ancien présentateur de TV, Rabi Lamichhane, et rejoint par Balen, devient en effet la première force du pays, loin devant toutes les autres formations politiques, avec 182 des 265 sièges de la chambre basse du Parlement, contre 38 siège pour le Parti du Congrès népalais (cheville ouvrière des coalitions qui se sont succédé au pouvoir depuis l’abolition de la monarchie en 2008) et 25 sièges pour le parti marxiste de l’ancien premier ministre Khadga Prasad (KP) Sharma Oli, 74 ans, incarnation de la vieille garde rejetée par la « Gen Z ».
Ces élections marquent l’avènement d’une nouvelle génération de dirigeants dans un pays jeune : en 2020, l’âge médian de la population était d’environ 25 ans, et 26 % de la population avait moins de 14 ans en 2023. La Gen Z va être appelée à jouer un rôle fondamental dans l’espace public au Népal.
Balendra Shah a été nommé premier ministre du Népal le 27 mars, sans jamais avoir mis un pied au Parlement auparavant. Il est le plus jeune premier ministre du Népal. Six mois après la répression policière des manifestants de la Gen Z qui a fait plus de 70 morts et près de 2 000 blessés, il promet de changer le pays.
Aujourd’hui, le Népal a (enfin, peut-être) la possibilité d’ouvrir un nouveau chapitre de son histoire – une occasion de bâtir un nouveau pays et de repenser son destin, qui mêlerait une meilleure gouvernance, une plus grande transparence et une répartition plus équitable des opportunités et des ressources économiques.
b) Un modèle migratoire dont le pays n’a pu jusqu’ici s’extirper.
Chaque année, un manque cruel d’emplois, d’industrie et de perspectives, la corruption et une instabilité politique chronique ont poussé des centaines de milliers de népalais à quitter le Népal.
Au cours de l’exercice fiscal 2024–2025, le Département népalais pour l’emploi à l’étranger (DoFE) a délivré 839 266 permis de travail à l’étranger, un record historique. Le nombre de travailleurs expatriés est évalué par l’État à 2,5 millions, soit 7,5% de la population du pays. Pour la plupart, ce sont des jeunes. Près d’un quart des 15-24 ans n’exercent aucune activité au Népal.

L’économie du pays, si elle a rebondi après la pandémie de Covid-19, reste fragile, avec une base productive limitée (l’industrie est peu développée, l’agriculture archaïque et le secteur du tourisme vulnérable) et une population pauvre, avec un produit intérieur brut (PIB) par habitant de 1 535 dollars en 2025, trente fois moins que dans l’Union européenne (UE). Le pays est encore essentiellement rural, avec une agriculture très largement familiale et des surfaces cultivées qui ne représentent que 18 % de la superficie totale du pays.
Aussi l’exil économique est-il devenu une nécessité, tant pour des millions de jeunes contraints de chercher du travail à l’étranger que pour l’économie du pays fortement dépendante aux transferts de fonds de la diaspora en provenance des pays du Golfe, d’Inde, de Malaisie et, plus récemment, d’Europe. Selon une récente étude de la Banque mondiale, les fonds rapatriés par ses ressortissants contribue désormais pour plus d’un tiers au PIB du Népal, soit le quatrième taux le plus élevé au monde. On estime que près de la moitié des foyers népalais bénéficient aujourd’hui de revenus gagnés à l’étranger.
Si les transferts des migrants portent à bout de bras l’activité du pays, amortissant la pauvreté, ils vident aussi le pays de ses forces vives.
2. Trois de nos anciens ont pris le chemin de l’exil en 2025-2026.
Sans réelle perspective d’avenir au Népal, Usha, Anand et Pratikcha ont pris leur envol pour évoluer sous d’autres cieux.
C’est grâce à son Fonds d’Aide Exceptionnelle à ses anciens filleuls que SEA a été en mesure de les aider financièrement à réaliser leur projet.



a) Usha ambitionne de rester au Royaume Uni – le plus longtemps possible…
Dès l’obtention, en juin 2024, de son diplôme de Bachelor in Business Administration (BBA) de la Christ University à Bangalore, Inde, USHA est revenue vivre au Népal pour tester le marché du travail. Une expérience édifiante : aucun poste en vue en ligne avec ses qualifications !
Elle est arrivée à Wolverhampton, au Royaune-Uni, le 8 mai 2025 pour entreprendre un Master in Business Administration (MBA) à l’University of Wolverhampton (cursus en un an) où elle a pu décrocher une bourse d’études. Son fiancé, parti avec elle, a rapidement trouvé un emploi à SHEIN, leur permettant de financer sans accrocs leurs dépenses courantes, tandis que ses frais universitaires sont payés, pour l’essentiel, par les parents de son fiancé et, marginalement, par SEA. Usha a également pu décrocher des petits boulots à temps partiel, permettant au jeune couple de mettre du beurre dans les épinards.
Usha est ravie de sa nouvelle vie au Royaume-Uni même si, pour l’heure, elle passe l’essentiel de son temps à travailler. Mais elle a la chance – par rapport à d’autres – d’avoir son partenaire avec elle, ce qui lui ôte beaucoup de soucis, notamment d’argent.
Une fois son MBA en poche (fin mai 2026), l’idée est de trouver un emploi au Royaume-Uni, pour y rester, longtemps… Affaire à suivre…




b) Anand prend ses marques à Séoul !
Anand, lui, a décroché son Bachelor of Technology, avec majeure en Biotechnology, de la Kathmandu University en août 2024. Dans un premier temps, il a voulu tenter sa chance au Népal : c’est ainsi qu’il a décroché un job de guide de trekking dans une agence de tourisme.
Ne se résolvant cependant pas à ne pas tirer parti de son diplôme d’ingénieur, il a fini par se résoudre à envisager (lui aussi) un départ à l’étranger. Un visa de travail dans un pays avancé étant hors d’atteinte, il a commencé à rechercher des universités où il pourrait poursuivre ses études à l’étranger. Son choix s’est finalement arrêté sur l’Université Joongbu, à Séoul, en Corée du Sud, du fait, principalement, de l’accessibilité de ses frais académiques pour un classement mondial qui reste correct puisqu’elle figure dans le top 20 % des classements internationaux.
Le 27 août 2025, Anand s’est envolé pour la Corée du Sud pour étudier en Master of Science and Engineering in Smart Farming (master en sciences et ingénierie en agriculture intelligente). A peine arrivé, cependant, il découvre que l’université a fermé ce master en raison du (trop) faible nombre d’étudiants inscrits ! Il s’est alors réorienté vers un Master of Business Administration (MBA) en vue d’acquérir le (convoité) double profil ingénieur-manager. Habitué à avoir d’excellentes notes dans ses études, Anand n’a pas dérogé à sa routine puisqu’il n’a eu que des A à ses examens du premier semestre !
Cependant, la vie à Séoul n’est pas un long fleuve tranquille entre les difficultés de communication liées à la faible pratique de l’anglais dans le pays et les diverses escroqueries dont il a pu être victime – e.g. un restaurant où il a travaillé qui a fait l’objet d’une descente de la police en raison de loyers impayés et qui ne lui a pas versé les salaires dus ; une agente accompagnant (censément) les chercheurs d’emploi et qui se volatilise après avoir empoché sa commission…
Les choses semblent s’être aujourd’hui normalisées : il travaille depuis le 1er mars à temps partiel dans un restaurant (après avoir travaillé un mois dans une entreprise métallurgique), où il est payé ! Son deuxième semestre de master (cursus en deux ans) a commencé le 5 mars.





c) Après moult tergiversations, Pratikcha a finalement atterri à Londres !
Pratikcha a fini par prendre son envol vers le Royaume Uni en janvier 2026 pour suivre un Master in Project Management à The University of Law (cursus en un an) à Londres.
Le projet fut long à mûrir ! Et l’espoir d’une belle vie au Népal fut tenace.
Après avoir décroché, en 2014, son Bachelor en Sciences Sociales du Reliance College à Katmandou, puis, en 2021, son Master en Relations Internationales de la Christ University à Bangalore, et après avoir travaillé dans de nombreuses structures (diverses fonctions dans plusieurs ONG de défense des droits des enfants, professeure d’anglais dans des écoles), puis finalement comme professeure de yoga indépendante, Pratikcha a finalement pris le taureau par les cornes et commencé à approcher plusieurs universités dans des pays avancés, avec le Royaume Uni comme premier choix.
Une fois sa décision prise, l’affaire fut expédiée en à peine trois mois ! Sélection des Masters, Actualisation du CV, Sollicitations de références, Sollicitations de prêts et autres financements, Candidatures, Entretiens avec les universités.
Ses cours à The University of Law ont commencé le 6 février. Pour l’heure, elle vit à Londres chez une de ses élèves de yoga (à laquelle elle verse un loyer) avec laquelle elle avait noué une relation amicale. Elle a trouvé un emploi à temps partiel d’aide à domicile d’une personne âgée, qui lui permet de couvrir une bonne partie de ses dépenses courantes. Elle est en quête d’un deuxième emploi à temps partiel.
Elle ne regrette en rien son choix, est heureuse de l’avoir fait, mais déplore, comme tous ces jeunes Népalais exilés, de n’avoir pu avoir de perspectives professionnelles dignes de ce nom au Népal.





3. Tous, pourtant, ne partent pas : la preuve !
Certains de nos anciens, par choix ou par obligation, tentent de faire leur vie au Népal.
SEA les a également financièrement aidés à réaliser leurs projets.
a) Naren, ou le choix du Népal – quoi qu’il en coûte !
Naren, lui, – une exception ! – , a toujours misé sur le Népal – tout petit, plus grand, grand, et encore aujourd’hui !
Après avoir décroché, en 2014, son Bachelor of Hospitality and Tourism Management du PES Institute of Hotel Management à Bangalore et travaillé (brièvement) chez Godrej’s Nature Basket (un leader indien de l’épicerie de luxe on line), à Bangalore, Naren est revenu vivre au Népal en septembre 2015. Ce n’est que mi-2018 qu’il a trouvé un poste à sa mesure dans un hôtel 5 étoiles à Pokhara, une petite ville devenue une destination touristique importante depuis l’avènement du trekking au Népal.
Mais la pandémie de Covid-19, en portant un coup d’arrêt brutal au tourisme népalais, a entrainé son licenciement comme celui de quasiment tout le personnel de l’hôtel où il travaillait. Une fois les restrictions sanitaires levées, et face à un marché de l’emploi toujours très déprimé, il a décidé de lancer son propre business : un snack où des repas légers sont servis à toute heure. Pour mettre en oeuvre son projet, il a pu obtenir un prêt bancaire et emprunter auprès de ses relations.
Il vit toujours aujourd’hui de son petit business, mais les affaires ont eu du mal à décoller. Aussi SEA a-t-elle accepté début 2025 de lui donner un petit coup de pouce financier en lui accordant un prêt pour lui permettre d’améliorer ses installations et d’acheter du matériel tel qu’une machine à café professionnelle.
Grâce à ces améliorations, son chiffre d’affaires a effectivement initialement augmenté, mais, depuis, il y a eu le soulèvement de la Génération Z et le chaos économique et politique qui s’en est ensuivi, puis la guerre en Iran et l’inflation et les pénuries qui en ont résulté…






b) Hari aurait-il décroché le Graal ?
Après avoir passé l’équivalent du baccalauréat français, Hari est parti en Inde suivre une formation professionnelle à la Culinary Academy of India (cursus en 2 ans) pour devenir Chef cuisinier, dont il a décroché le diplôme en 2012. Après avoir travaillé dans différents restaurants en Inde puis au Népal, il a saisi une opportunité d’emploi à Dubaï comme vendeur de produits électroniques. Il a alors très bien gagné sa vie pendant plusieurs années.
Pour des raisons familiales, il est revenu vivre au Népal en 2017 et s’est alors lancé avec son frère, Balakrishna, dans la création d’une petite entreprise agricole. Après des débuts poussifs, l’entreprise a fini par prendre son rythme de croissance, avant d’être percutée de plein fouet par la pandémie de Covid-19, entraînant sa faillite. Des mois et des années difficiles ont suivi. Grâce à son réseau, Hari a pu rebondir en 2024 lorsqu’il a été embauché comme dirigeant manager opérationnel d’un petit complexe touristique bénéficiant d’une clientèle locale dans la banlieue de Katmandou.
Et, en 2025, il a (quasiment) atteint le Graal ! Le propriétaire du petit complexe a en effet décidé de le lui vendre !!! Une course aux financements a alors été lancée : un emprunt bancaire a pu être contracté, et toute la famille y compris SEA s’est mobilisée pour réunir le capital restant nécessaire à l’achat du site touristique.
Aujourd’hui, Hari est l’heureux propriétaire d’un petit lieu de villégiature qui lui permet de faire vivre sa famille – Hari est un des rares, parmi nos anciens, à être marié. Pour autant, la vie n’est pas (encore) un long fleuve tranquille ! A peine remis des années de crise sanitaire liée au Covid-19, le Népal subit à présent de plein fouet le choc pétrolier consécutif à la guerre au Moyen-Orient. Et la hausse des prix de l’énergie et les pénuries ne font pas du bien à son business…






c) Laxmi, toujours aux prises avec ses problèmes de santé.
Laxmi n’a vraiment pas de chance ! Depuis une quinzaine d’années environ, elle souffre d’un lupus systémique – une maladie auto-immune, rare et chronique, qui reste à ce jour incurable –, avec des atteintes sur plusieurs de ses organes, la peau, les articulations, le coeur, les reins.
Formée au métier de conseillère en voyages au Népal, elle a travaillé pendant près de 10 ans dans une agence de voyage à Katmandou, avant de s’envoler en 2016 pour Dubaï en quête d’une meilleure rémunération. A Dubaï, elle a notamment travaillé comme vendeuse dans une pâtisserie/boulangerie (BakeMart). Mais l’alimentation et le rythme de vie qu’elle avait alors n’étant pas compatibles avec la bonne hygiène nécessaire à la prévention des rechutes du lupus, elle a dû revenir vivre au Népal. De retour chez elle en 2020, en plein Covid-19, elle n’a pu que constater l’absence totale d’opportunités d’emploi.
Depuis son retour au Népal, ses problèmes de santé ont occupé une place grandissante dans sa vie, au point de devenir sa seule occupation. Aujourd’hui, elle est en insuffisance rénale terminale et a 2 séances de dialyse par semaine – en attendant une hypothétique greffe de rein. Elle est inscrite sur la liste nationale d’attente de greffe rénale, ni sa soeur ni sa mère n’ayant pu, pour des raisons médicales, lui donner un de leurs reins.
Mais pour l’heure, l’urgence, c’est l’opération de son hernie ombilicale, qu’elle doit avoir le 21 avril. Elle reste forte et positive. Mais c’est un vrai crève-coeur de la voir assaillie de la sorte par les problèmes de santé.






5. En 2026, SEA compte 9 filleuls, tous en parrainage complet au Népal.
Mais parce que SEA n’a pas que des ex étudiants… Il nous faut maintenant parler de nos filleuls toujours (intégralement) à charge.
Au 1er janvier 2026, SEA parrainait 6 filles (Simran, Asmita, Pratika, Rammaya, Aruna et Sarita) et 3 garçons (Saroj, Deepak et Rajindra), dont 8 universitaires et 1 lycéenne (Sarita). Les trois garçons vont cependant terminer leurs études de bachelor cette année.







a) Saroj vient d’être recruté dans une cimenterie au Népal
Saroj décrochera son Bachelor in Chemical Engineering de la Kathmandu University au 2ème semestre 2026 (la date n’est pas encore arrêtée comme il est de coutume au Népal) au terme de la rédaction de son rapport de stage et de son mémoire de fin d’études.
Mais depuis le 1er avril 2026, Saroj est financièrement indépendant : il a en effet été embauché par la cimenterie où il a effectué son stage de 3 mois – partie intégrante de son cursus académique – , qui a débouché sur une période d’essai (non rémunérée) de 3 mois et finalement sur son recrutement, avec rémunération à la clé.
Pour l’heure, il prévoit de travailler dans son entreprise jusqu’à la fin de l’année (au moins) tout en explorant de possibles opportunités d’emploi ailleurs. Partir à l’étranger pour poursuivre ses études occupe clairement ses pensées. A suivre…




b) Deepak et Rajindra décrocheront également leur Bachelor en 2026.
Comme Saroj, Rajindra et Deepak s’apprêtent à terminer leurs études de bachelor (l’équivalent du baccalauréat français+4 ans), un Bachelor en Gestion de l’Information (BIM) pour le premier et un Bachelor de Technologie, majeure en Biotechnologie, pour le second. Leurs cours vont se terminer fin mai. Tous les deux continuent d’enregistrer d’excellents résultats académiques, et nul doute qu’ils décrocheront leur diplôme avec d’excellentes notes.
Ils ont commencé à chercher un travail au Népal qu’ils espèrent avoir trouvé une fois leurs cours terminés.
Rajindra aimerait pouvoir partir au Japon à relativement brève échéance pour y travailler ou pour y poursuivre ses études supérieures en master. A cette fin, il projette de suivre des cours de japonais qu’il compte financer lui-même.


Deepak cherche actuellement un emploi au Népal dans une entreprise brassicole (fabrication de bière). A plus long terme (2027-2028), il compte poursuivre ses études en master à l’étranger, avec la Corée du Sud en premier choix. Avant de pouvoir partir à l’étranger, il a à régler un certain nombre de questions d’ordre personnel au Népal.



c) Asmita, Pratika et Rammaya cherchent un stage de fin d’études à l’étranger
Asmita, Pratika et Rammaya sont dans leur 6ème semestre de Bachelor of Hotel Management (BHM) à Quest University.
La dernière année de leur cursus académique (4 années après l’équivalent du baccalauréat français) consiste en un stage dans un hôtel restaurant. Elles avaient espéré pouvoir faire ce stage aux États-Unis grâce à un ami des parrains d’Asmita. Malheureusement, le coût pour SEA est clairement prohibitif pour un simple stage entre le visa (cher aujourd’hui…), le billet d’avion (cher aujourd’hui…) et les dépenses diverses telles que le rendez-vous à l’ambassade américaine, qu’il faut en outre multiplier par trois puisque nous avons 3 étudiantes en recherche de stage.
En conséquence, elles se sont rabattues sur les possibilités de stage au Moyen-Orient, idéalement à Dubaï, mais c’est compliqué actuellement du fait de la guerre. Hong Kong serait une destination de choix. A voir ce qu’il en ressort. Pas facile en ce moment !
Leur 3ème année d’études de bachelor se terminera en septembre, et elles espèrent pouvoir s’envoler pour leur stage (quel que soit le pays) en novembre. Au-delà des incertitudes, l’invariable reste leur excellence académique puisqu’elles continuent de n’accumuler quasiment que des A.






d) Simran, Aruna et Sarita – nos 3 petites dernières.
Nos 3 dernières étudiantes, Simran, Aruna et Sarita, vont terminer leurs études ou devenir financièrement indépendantes fin 2027 : Simran va décrocher son Bachelor of Arts (majeure en Travail Social) ; Aruna va terminer sa 3ème année de Bachelor of Hotel Management (BHM) pour aborder sa 4ème année de cursus académique consistant, comme pour ses ainées, en un stage rémunéré dans un hôtel restaurant ; Sarita va achever sa formation professionnelle d’enseignante de maternelle et de primaire.
Toutes les trois sont de bonnes étudiantes, Sarita ayant notablement amélioré ses performances académiques au cours des deux dernières années.
Ainsi, après quelques 35 années d’activité, SEA tire à sa fin ! Fin 2026, le Home SEA sera fermé, et nous louerons pour un an un petit appartement pour Simran, Aruna et Sarita qui vivront désormais de manière indépendante, i.e., sans la tutelle de Tara qui prendra alors une retraite bien méritée.
Comme nous l’avons fait pour nombre d’ex étudiants, l’association n’exclut pas d’aider ponctuellement, mais sans automaticité, nos futurs ex étudiants par la suite, mais cela dépendra bien sûr de la capacité financière de SEA – qui se réduit comme une peau de chagrin au fil des années, avec l’arrivée à leur terme des parrainages de nos jeunes.






Last but not least : TARA, notre chère TARA, sans qui SEA n’aurait pu exister.

6. Rappel sur les missions de l’association SEA.
L’Association s’est fixé comme objectif de prendre en charge des enfants d’Asie, parmi les plus défavorisés, au travers de ses programmes de parrainage leur assurant soins, hébergement, alimentation, et éducation de qualité jusqu’à leur complète autonomie financière.
Ces programmes ont commencé en 1991, sur une base individuelle, et en juin 1996, Solidarité Enfance Asie (SEA) a été officiellement créée à Paris comme Association de la loi de 1901. SEA est une Association à but non lucratif et non religieux.
Depuis 1991, plus d’une centaine d’enfants ont été parrainés, dont 74 intégralement pris en charge, certains pendant 15 à 20 ans. SEA finance les études supérieures, ce qui la distingue de quasiment toutes les autres ONG.

La gestion de SEA au Népal est assurée par une personne employée à temps plein, Mme Tara Parajuli.
Tara est responsable de la bonne marche du projet SEA, y compris de la comptabilité au Népal et du Foyer, où elle aura vécu pendant 15 ans.
SEA n’a pas de frais généraux : 100 % des ressources de l’Association sont allouées au financement des dépenses directement afférentes aux enfants / jeunes au Népal (nourriture, habillement, frais scolaires, frais médicaux, loyer, salaires etc.).
Le Conseil d’Administration de SEA dirige les opérations de l’Association (grâce à des visites régulières sur place, une communication continue par e-mail ou messagerie instantanée et des appels téléphoniques fréquents), administre les ressources financières de SEA, prépare les demandes de dons auprès des fondations et entreprises, et organise ponctuellement des actions de collecte de fonds.
Tous les membres du Conseil d’Administration de SEA sont bénévoles et financent eux-mêmes la totalité des dépenses qu’ils encourent pour gérer l’association. Plusieurs membres du Conseil d’Administration vont régulièrement au Népal, à leurs propres frais.

Eternel Népal






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