Aide aux enfants les plus défavorisés d'Asie au travers de programmes de scolarisation et d'hébergement

Le foyer SEA au 1er Janvier 2012


Janvier 2012

1 – Présentation générale de SEA

SEA a des actions de parrainage de long terme d’enfants très pauvres au Népal.
Le programme a commencé en 1991, sur une base individuelle, et en 1996, Solidarité Enfance Asie (SEA) a été  officiellement créée à Paris comme Association de la loi de 1901.

SEA est une Association à but non lucratif et non religieux.

L’Association, depuis sa création, s’est attachée à offrir aux enfants parrainés sécurité affective et éducation de  qualité.
SEA a 1 foyer d’accueil à Katmandou, où les enfants/jeunes vivent de manière permanente sous la responsabilité de Madame Tara Parajuli. La maison SEA dispose de 3 étages, deux grandes terrasses, et d’un beau jardin.


Le foyer SEA

SEA emploie 2 personnes à temps plein au Népal :

– Mme Tara Parajuli gère le foyer SEA où elle vit avec les enfants. Elle est responsable du fonctionnement du foyer et des enfants au quotidien.
– Mme Sabita Khadka a été embauchée en décembre 2007 pour seconder Tara dans les tâches ménagères (ménage, cuisine, lessive). Elle vit également dans le foyer.

SEA n’a pas de frais généraux : 100 % des ressources de l’Association sont allouées au financement des dépenses directement afférentes aux enfants au Népal (nourriture, habillement, frais scolaires, loyer et salaires du personnel employé à Katmandou).
Tous les membres du Conseil d’Administration de SEA sont bénévoles (cf. liste des membres à la dernière page), et financent eux-mêmes la totalité des dépenses qu’ils encourent lorsqu’ils vont au Népal.

Plusieurs membres du Conseil d’Administration vont régulièrement au Népal, à leurs propres frais, pour s’assurer de la bonne marche du projet sur place.
Le Conseil d’Administration de SEA dirige les opérations de l’Association (grâce à des visites régulières sur place, une communication par e-mail continue, et des appels téléphoniques fréquents), administre les ressources financières de SEA, prépare les demandes de dons auprès des fondations et entreprises, et organise ponctuellement des actions de collecte de fonds.


 Tara, responsable du foyer

Tous les enfants sont scolarisés dans d’excellentes institutions privées : écoles, puis collèges, formations professionnelles ou universités, selon les âges et capacités académiques de chacun.

SEA accorde des bourses d’études supérieures à ses étudiants si (et seulement si) ils ont un historique de bons résultats scolaires et un score en classe 12 (ou l’équivalent du baccalauréat français) supérieur ou égal à 60 %1.

Toutefois, pour des études supérieures en Inde, SEA a fixé comme condition requise à l’octroi d’une bourse scolaire SEA, un score minimal de 70 % au bac (cf. les règles SEA). La différence de score requis (60 % pour étudier au Népal vs. 70 % pour étudier en Inde) s’explique par deux facteurs :

1) les études sont généralement plus chères en Inde qu’au Népal et, par voie de conséquence, les bourses scolaires SEA sont attribuées plus sélectivement pour l’Inde que pour le Népal ;
2) le système de notation au bac est plus sévère au Népal qu’en Inde.
Notons qu’en cas de résultats très légèrement inférieurs à 60% (58-59%) SEA peut être amené à accorder une bourse d’études supérieures si le projet universitaire de l’étudiant est bon, et sous réserve que l’étudiant (ou sa famille s’il en a) participe financièrement à ses dépenses notamment de nourriture (ce qui signifie, si l’étudiant n’a pas de famille qui puisse l’aider, que l’étudiant travaille pour gagner de l’argent).

 

2 – Réflexions sur la mise en place de nouveaux types d’action

Depuis sa création, l’action de SEA s’est concentrée sur la prise en charge complète (éducation, logement, nourriture, vêtements, etc.) d’enfants défavorisés où toutes les dépenses de l’enfant sont financées par l’Association.

Cette forme d’action a été déterminée, dans une très large mesure, par le profil des enfants sélectionnés par SEA, qui a recherché en priorité des enfants seuls, abandonnés, maltraités et/ou dont les familles n’avaient pas les ressources nécessaires pour faire face aux besoins les plus fondamentaux et les plus élémentaires des enfants.

Depuis plusieurs années toutefois, SEA réfléchit à la mise en place de nouvelles formes d’action, moins lourdes pour l’Association, qui pourraient être, soit une aide ponctuelle et/ou d’urgence, soit l’octroi de bourses d’études (primaires, secondaires ou supérieures) au bénéfice de quelques enfants/jeunes pauvres ayant une famille et ne requérant pas de ce fait une prise en charge intégrale et/ou sur très longue durée.

SEA a ainsi mis en place en 2010 un Fonds d’aide spéciale, dédié à des actions d’urgence ou ponctuelles, notamment en faveur de ses anciens filleuls aujourd’hui confrontés à de sérieuses difficultés (problèmes de santé, etc.). En 2011, 2 jeunes ont bénéficié de ce Fonds.

SEA réfléchit aussi actuellement à la mise en place d’une aide scolaire accordée à quelques enfants très pauvres.
Au Népal, les écoles publiques sont gratuites, mais pour les familles pauvres, payer le matériel et nourrir les enfants alors qu’ils ne rapportent pas d’argent, est une charge trop importante. Souvent, les petits sont donc envoyés en ville pour travailler comme employés domestiques ou dans des ateliers.

Une autre forme d’action possible pour SEA pourrait être d’accorder une aide scolaire (financement des frais scolaires, uniformes, cartables, livres et cahiers) à plusieurs enfants pauvres de villages qui, jusque-là, ne pouvaient aller à l’école ou ne pouvaient y aller qu’irrégulièrement.

Une famille pauvre dans un village népalais

Cette aide pourrait revêtir deux formes :

– Une aide ponctuelle accordée à un élève pour l’année scolaire en cours (aide scolaire).
– Une aide continue accordée à un élève jusqu’à la fin de son cursus scolaire (parrainage scolaire).

Cette aide serait, dans tous les cas, conditionnée à un certain nombre de conditions :

– L’élève fait partie d’une famille dans le besoin.
– L’élève a de bons résultats scolaires.
– L’aide est remise à l’école en présence des familles.
– L’élève est parrainé tant que le suivi régulier de SEA prouve que sa famille est dans le besoin.

Des élèves plus senior pourraient également bénéficier de ces parrainages scolaires (ou bourses d’études) qui financeraient donc, selon l’âge et les capacités académiques des enfants ou des jeunes, soit des frais d’école (primaire ou secondaire), de collège ou d’université, soit des formations professionnelles.

3 – Partenariat avec l’Association Pomme Cannelle (APC)

En 2011, SEA a très substantiellement renforcé son partenariat avec l’Association Pomme Cannelle (APC).
Depuis 2001, l’Association française Pomme Cannelle vient en aide aux enfants des rues de Katmandou.
En 2011, les foyers et programmes de Pomme Cannelle accueillaient et venaient en aide chaque jour à plus de 400 enfants.

À noter que la structure népalaise d’APC qui agit à Katmandou est une ONG officiellement reconnue par le gouvernement népalais.
En avril 2011, SEA et APC ont acté le principe de co-parrainages SEA/APC.

D’après une étude du BIT (Bureau International du Travail), il y aurait quelque 5000 enfants des rues au Népal, dont 96% de garçons. Tous descendent de familles démunies et la majorité d’entre eux vient de zones rurales. Selon les organisations d’aide aux enfants, 63% d’entre eux auraient été sexuellement abusés. Dans la rue, les enfants se débrouillent en fouillant les poubelles, en collectant le plastique pour le revendre, ou en mendiant, volant et se prostituant. Souvent, ils vivent par bandes, et mettent en commun leurs gains à la fin de la journée. Moins de la moitié de ces jeunes vagabonds va ou ira à l’école.

 
 

Bikram Sanjay Sudip

Depuis juillet 2011, 3 enfants ont pu bénéficier de ces co-parrainages : Sanjay Limbu (14 ans) ; Bikram Nagarkoti (12 ans) ; et Sudip Maharjan (9 ans).
Ces 3 enfants sont d’anciens enfants des rues qui ont fui parents alcooliques et violences domestiques.

Ils sont tous les trois restés plusieurs mois dans un des foyers de transit d’APC qui visent à la resocialisation et la réhabilitation des enfants.
Et depuis juillet, ils vivent dans le foyer SEA et vont à l’école MAV, où Sanjay et Bikram ont été inscrits en classe 4 et Sudip en classe 2.
Notons également que depuis juin, Hervé LAFOUX, le président d’APC-Népal, est codétenteur avec Tara du compte bancaire SEA ouvert à Katmandou.

4 – 19 filleuls au 1er janvier 2012

Au 1er janvier 2012, SEA assurait :

– La prise en charge complète (éducation, logement, nourriture, vêtements…) de 13 filleuls, âgés de 9 à 23 ans, dont 10 « grands » (>15 ans), 2 « moyens » (12 à 15 ans) et 1 « petit » (<12 ans).

– La prise en charge partielle (éducation ou logement & nourriture) de 3 filleuls : 1 petit de 6 ans et 2 grandes de 19 et 22 ans (Laxmi et Pramilla).

– Le co-parrainage, avec APC, de 3 enfants, âgés de 9 à 14 ans.

En outre, une jeune fille qui souffre d’une maladie de longue durée continuait de bénéficier du Fonds d’aide spéciale SEA.
Enfin, SEA a noué un accord avec l’Association française Babuko Asha aux termes duquel une jeune fille parrainée par Babuko Asha qui poursuit des études d’infirmière est pensionnaire dans le foyer SEA.

Tous ces enfants / jeunes viennent des milieux les plus déshérités du Népal et sont le plus souvent orphelins de père, de mère ou des deux.

  Humla, d’où sont originaires plusieurs enfants SEA

 
 

19 filleuls au 1er janv. 2012 :

Parrainé depuis :

Âge

Classe en 2011/2012

Commentaires

Shree Pudasaini

1994

23 ans

4ème année d’école d’ingénieur ; obtiendra son diplôme d’ingénieur mi-2012

Ce parrainage cessera mi-2012 au terme du cursus d’ingénieur

Pramilla Thapa

 1997  22 ans

2ème année de licence en management d’hôtellerie

Prise en charge partielle (frais scolaires uniquement) ; études au Népal

Naren Bandari

2000

19 ans

1ère année de licence en management d’hôtellerie

Étudie à l’université P.E.S à Bangalore, Inde

Samjhana Bandari

2000

19 ans

1ère année de licence en pharmacie

Étudie à l’université P.E.S à Bangalore, Inde

Shankar Pudasaini

1997

18 ans

1ère année de licence en commerce

Étudie à l’université Jain à Bangalore, Inde

Rajindra Bogati

1997

20 ans

12

Étudie à LAS, en  commerce

Jyoti Dhakal

1996

19 ans

12

Étudie à DAV, en commerce

Pratikcha Subedi

1998

17 ans

12

Étudie à Alok Vidyashram, en commerce

Sarita Maharjan

2001

18 ans

11

Étudie à DAV, en commerce

Laxmi Pariyar

1998

19 ans

9

Prise en charge partielle (logement/nourriture)

Nyma Dolma

2002

15 ans

9

Étudie à LAS

Anga Mahatara

2003

15 ans

9

Étudie à LAS

Sneha Khadka

2007

9 ans

4

Étudie à LAS

Sanjay Limbu

2011

14 ans

4

Co-parrainage avec Pomme Cannelle ; étudie à MAV

Bikram Nagarkoti

2011

12 ans

4

Co-parrainage avec Pomme Cannelle ; étudie à MAV

Sudip Maharjan

2011

9 ans

2

Co-parrainage avec Pomme Cannelle ; étudie à MAV

Prabin Khadka

2010

6 ans

1

Prise en charge partielle (logement / nourriture) ; étudie à MAV

5 – Sanjay, Bikram et Sudip

En dépit de leurs courtes existences, la vie, déjà, n’a pas épargné nos 3 nouveaux petits (co-parrainés avec APC).

Sanjay Limbu a 14 ans ; il a deux frères (un plus âgé et un plus jeune) et une soeur (plus jeune). Son père est alcoolique, sa mère vend du bois sur le marché, mais le peu qu’elle gagne est détourné par son père pour financer sa consommation d’alcool.

Sanjay est allé à l’école de son village où il a étudié jusqu’en classe 5. Mais il y a quelques années, les violences physiques de son père l’ont poussé à fuir son foyer et il s’est retrouvé dans la rue. Plusieurs fois la police l’a ramené chez lui, mais à chaque fois il a dû partir pour fuir les maltraitances infligées par son père.

APC est venu à sa rescousse fin 2010 ; il a passé plusieurs mois dans un de ses foyers de transit, avant qu’APC ne l’oriente vers SEA. Sanjay a été admis en classe 4 à Mahendra Adarsha Vidyashram (MAV).

C’est un enfant travailleur, droit et honnête. À ses derniers examens il a eu un score très honorable de 56,71 %, en progrès par rapport à ses premiers examens (44 %). Ceci est une belle performance quand on connaît ses tourments passés.

MAV a été établie en 1958 par M. S. Bahadur Shrestha, un éducateur réputé au Népal. MAV est une école semi-gouvernementale. Le rôle du gouvernement, toutefois, s’est limité au don du bâtiment scolaire. L’école ne reçoit aucun financement de l’État. Et les frais de scolarité payés par les étudiants représentent la seule source de financement de l’école. MAV est dirigée par un Bureau constitué de citoyens Népalais éminents. L’école s’adresse principalement aux populations les plus pauvres du pays, et les frais de scolarité y sont bien moins élevés que dans les écoles privées. Le taux de succès de MAV au School Leaving Certificate (SLC) est très satisfaisant.

 

 Bikram (à gauche) et Sanjay

Bikram Nagarkoti a 12 ans ; il a trois jeunes soeurs (de 8, 7, et 5 ans). Sa mère a subitement quitté sa famille en décembre 2007 et n’a pas donné signe de vie depuis.

Son père est alcoolique et vit du ramassage de sacs plastiques dans la rue. Après le départ de la mère, le père s’est enfoncé dans l’alcool, et la famille a sombré dans une spirale de détresse et de pauvreté. Bikram a dû arrêter ses études (il était en classe 4 dans une école publique) pour s’occuper de ses soeurs, jusqu’à ce que les enfants, laissés à l’abandon, soient secourus par la police et une Association népalaise nongouvernementale,  CWIN (Child Workers in Nepal Concerned Center).

C’est CWIN qui a orienté Bikram vers APC. Bikram a passé plusieurs mois dans un des foyers de transit d’APC, avant d’être orienté vers SEA. Bikram a été admis en classe 4 à MAV.
C’est un enfant intelligent, discipliné et très travailleur. Et cela se voit dans ses résultats scolaires : 48 % à ses premiers partiels, 62 % à ses seconds : une très belle prouesse quand on a suivi jusqu’ici une scolarité aussi chaotique que la sienne. Il a maintenu une bonne relation avec son père et ses soeurs auxquelles il va rendre visite régulièrement.

Sudip Maharjan a 9 ans. Sa mère est morte il y a plusieurs années, son père est conducteur de bus. Son père s’est remarié deux fois. Son père et sa belle-mère actuelle sont des alcooliques sévères qui ont pris l’habitude de le battre sous l’empire de l’alcool. À la demande de son père Sudip a dû quitter son foyer et il s’est retrouvé dans la rue. Pendant plusieurs mois il a vécu sous la « protection » d’un gang de rue.

Après une période d’errance, de drogues et de violences, il a été secouru par le Kalimati Night Shelter, qui l’a orienté vers APC où il est resté plusieurs mois avant de rejoindre SEA. Comme Bikram, Sudip est un enfant très discipliné, mais il reste traumatisé par les maltraitances subies. Sudip a été admis en classe 2 à MAV. Son ajustement à l’école a été relativement aisé, en partie en raison de son jeune âge. Il a décroché de très bons scores : 81 % à ses premiers examens, 78 % à ses seconds.

Pour les trois enfants, l’adaptation au foyer SEA a été quasi immédiate, et ils y sont manifestement très heureux. À l’école, la principale difficulté qu’ils rencontrent est l’anglais : les cours en effet sont pour l’essentiel dispensés en anglais, une langue qu’ils ne connaissent pas, mais qu’ils sont, par la force des choses, contraints d’apprendre rapidement.

  Sudip

6 – Laxmi Pariyar

Laxmi (19 ans), qui avait arrêté ses études en fin de classe 8, a terminé sa formation professionnelle dans le domaine de l’imprimerie en août 2010.
Relativement rapidement, elle a trouvé un emploi qui lui a permis de gagner jusqu’à 3500 roupies par mois (le salaire est fonction de la quantité de travail réalisée).

Notons que le budget nourriture de SEA par enfant est d’environ 2000 roupies par mois. Et à Katmandou on ne loue pas une chambre à moins de 1500-2000 roupies par mois. Avec un salaire mensuel de 3500 roupies on survit donc à Katmandou plutôt qu’on ne vit.

Début 2011, en partie sous l’influence d’une de ses amies qu’elle a rencontrée dans sa formation professionnelle, elle a décidé de reprendre ses études. Son amie en effet, poursuit ses études secondaires, mais venant d’une famille très pauvre, elle est obligée de travailler pour vivre. Et comme Laxmi l’a remarqué : « Si elle est capable de le faire, je ne vois pas pourquoi moi je ne serais pas capable de le faire ».

En avril 2011, elle a alors négocié l’accord suivant avec SEA : SEA continuait de la loger et de la nourrir (gratuitement), ce qui lui permettait de reprendre ses études (en classe 9, là où elle les avait arrêtées) dans une école pour adultes, dont les horaires accommodent un travail à temps partiel.
Son employeur avait à l’époque accepté qu’elle travaille à temps partiel. Et son salaire devait lui permettre de financer ses frais scolaires et autres dépenses (hormis la nourriture et le logement).

Mais la réalité a été en-deçà des espérances : Laxmi n’a toujours pas démontré son intérêt pour les études comme en témoigne ses résultats scolaires qui continuent d’être mauvais ; en septembre, elle a perdu son travail, car son employeur s’est finalement ravisé pour refuser qu’elle travaille à temps partiel ; et depuis septembre, elle n’a donc plus payé ses frais scolaires.

L’année 2012 va être décisive pour Laxmi, soit elle se met à travailler sérieusement à l’école, soit elle quitte SEA (et le foyer) et travaille à temps plein pour vivre.

  Laxmi

7 – Shree Pudasaini

Shree (23 ans) est en 4ème année d’école d’ingénieur au National Institute of Technology, NIT, Warangal (7ème meilleure école d’ingénieur en Inde d’après DataQuest), dans la spécialité génie électrique.

Son stage de 10 semaines (du 2 mai au 8 juillet 2011) au sein de Dalkia France—une société leader dans les services énergétiques—à Paris la Défense s’est très bien passé. Ce stage a également été pour Shree l’occasion de nouer plusieurs contacts professionnels qui pourraient s’avérer précieux pour sa carrière à venir.
Il passera en avril 2012 l’examen final conduisant à la délivrance du titre d’ingénieur diplômé (cursus en 4 ans).
Shree n’aura eu aucune difficulté à trouver un job : dès août dernier, en effet, il avait déjà une proposition d’emploi émanant d’une de ces nombreuses compagnies qui viennent recruter les futurs diplômés directement sur le campus de l’école.
La société ZS Associates, une société américaine implantée en Inde, lui a proposé un poste d’analyste d’affaires (Business Analyst/Consulting), avec promesse d’embauche en juin 2012.
Et, détail non négligeable pour Shree que nous citons directement : “Although the job pay is not very good (but good in this sector in India), it is a very good company for MBA aspirants.”
Shree travaillera à Pune, en Inde.
Son parrainage SEA cessera donc en mai 2012.

Shree lors de son stage à Paris, la Défense (été 2011).

8 – Pramilla Thapa

Pramilla (22 ans) est en 2ème année de licence en mangement d’hôtellerie à l’«International School of Tourism and Hotel Management», située à Katmandou, Népal.

Cette école est affiliée à la fois à l’université Tribhuwan, Népal, et à l’université de Salzbourg, Autriche.

Pramilla obtiendra son bachelor, délivré par les deux universités (Tribhuwan et Salzbourg), au terme de 3 années d’études supérieures, soit à la fin de 2013.
Ses résultats sont devenus excellents (dernier score obtenu de 76 %).

Pramilla vit avec ses deux soeurs (dont une est handicapée) et sa mère qui pourvoit à toutes ses dépenses (nourriture, transport, etc.), hormis les frais d’université et dépenses associées (livres de classe, uniformes, etc.) couverts par SEA. Sa mère travaille comme couturière.

Pramilla a eu la chance pendant quelques mois de gagner un peu d’argent grâce à des cours de soutien scolaire donnés au fils d’un voisin, mais ces cours se sont arrêtés et Pramilla n’a pu trouver aucun autre cours à donner. Comme tous ses camarades de classe, elle n’a pu trouver aucun petit job à temps partiel.

9 – Samjhana Bandari

Samjhana (19 ans) a décroché brillamment son bac (examen final de classe 12) avec une moyenne globale de 75%.
Elle a finalement opté pour une formation de pharmacienne plutôt que d’infirmière.
En novembre 2011, elle a commencé sa 1ère année de licence en pharmacie à l’université P.E.S (Peoples Education Society), située à Bangalore, en Inde. Le cursus est sur 4 ans.

Pour l’heure, elle vit en internat, une option coûteuse, mais SEA n’avait aucune autre option à ce stade, n’ayant pas de foyer en Inde. Samjhana tout comme Naren et Shankar emménageront, dès la fin de leur 1ère année de licence, dans une chambre ou un appartement qu’ils loueront afin de réduire les coûts pour SEA.

Samjhana s’est adaptée sans problème à sa nouvelle vie à Bangalore. L’adaptation a été, sans nul doute, facilitée par la présence sur place de Shankar et de Naren et par la présence à ses côtés d’une de ses camarades de classe qui poursuit les mêmes études qu’elle et dans la même faculté. Elle n’arrivait donc pas en Inde en terrain complètement inconnu.

 

10 – Shankar Pudasaini

Shankar nous a épatés avec ses résultats au bac. Après une année passée à récolter des scores qui n’atteignaient même pas 50%, il a décroché son bac avec un score de 78% !

Ceci montre au moins deux choses : il ne faut jamais préjuger de rien ; et surtout les notes attribuées par les collèges ne sont, en aucune façon, représentatives de celles que les étudiants auront à l’examen national—le seul, en vérité, qui compte. Les collèges en effet notent leurs étudiants beaucoup plus sévèrement que l’éducation nationale, afin de les inciter à travailler davantage. Et in fine les résultats sont là !

Shankar (18 ans) étudie également à Bangalore, en Inde, mais à Jain University.
Il a opté pour une licence en commerce avec option banques et finance ; le cursus est sur 3 ans.
L’année scolaire pour lui a démarré dès fin juin. Il vit en internat, avant d’emménager dans une chambre ou un appartement (avec des amis) à la fin de sa 1ère année de licence.
Shankar s’est parfaitement adapté à son nouvel environnement à Bangalore et est ravi d’étudier en Inde. Il est très heureux d’étudier à Jain, il trouve ses professeurs compétents, et il s’est rapidement fait beaucoup d’amis.

 

Shankar

 

11 – Naren Bandari

Naren (19 ans) étudie dans la même université que Samjhana, i.e. P.E.S, mais pour y obtenir une licence (bachelor) en management d’hôtellerie.
Le cursus est sur 4 ans.
Et comme Shankar, Naren nous a tous très agréablement surpris lorsque ses notes du bac sont tombées en juin dernier : il a en effet décroché son bac avec distinctions et un score de 82% ! Rien à voir avec les 50% auxquels il nous avait habitués tout au long de sa classe 12 !
Comme Samjhana et Shankar, Naren vit actuellement en internat.
Au terme de sa 1ère année de licence, et comme tous ses camarades de classe, il effectuera, dans le cadre de sa scolarité, un stage rémunéré de 6 mois à l’étranger.
Tous les stages seront trouvés par l’université. Idéalement, Naren aimerait faire son stage à Singapour mais il y a un grand nombre de destinations possibles y compris les États-Unis.
Une fois son stage terminé, Naren partagera un appartement avec Shankar ou avec des amis et ira à la faculté comme étudiant de jour.

 

12 – Rajindra Bogaty

Rajindra (19 ans) s’est acheté une conduite. Depuis un bon moment maintenant sa vie se déroule sans heurts, tant dans le foyer qu’à l’école. Il est actuellement en classe 12 à LAS, un collège népalais situé tout près du foyer SEA, où il a choisi la spécialité commerce. Il passera son examen de fin de classe 12 aux alentours de juin 2012.

Les résultats des examens de fin de classe 11 n’ont toujours pas été publiés par le gouvernement népalais.
En application des règles SEA, Rajindra sera éligible à une bourse d’études supérieures SEA s’il obtient au bac un score supérieur ou égal à 60% ; sinon, il devra quitter SEA vers la fin de l’année 2012 et commencer à travailler pour vivre.

Il est confiant qu’il aura un score supérieur à 60%.

À supposer que ce soit le cas, Rajindra ambitionnerait de décrocher un bachelor de tourisme que l’on obtient au terme de 3 ou 4 ans d’études selon l’école choisie, mais il ne se voit pas continuer de vivre dans le foyer SEA pendant plusieurs années. Ce qui se comprend aisément : à 20 ans, on a en effet envie d’avoir une certaine indépendance.

Le problème est que de l’avis de tous, il est quasiment impossible (voire impossible), pour un étudiant de trouver des petits boulots à temps partiel qui permettent de continuer des études tout en travaillant pour vivre. Comme l’a démontré Pramilla, un étudiant peut, par chance, trouver occasionnellement des cours privés à donner, mais il est impossible qu’il (ou elle) puisse en vivre, parce que les revenus sont le plus souvent irréguliers et surtout parce qu’ils sont insuffisants pour faire face aux charges de logement, nourriture et autres dépenses incompressibles.

La vie à Katmandou est très chère et l’inflation au Népal est forte (à près de 10%). La croissance économique est en berne et le chômage est élevé. Et il n’y a pas d’agence nationale pour l’emploi. Pour trouver un boulot, il faut des relations et du piston. Or, SEA n’a pas ces précieuses relations. Pramilla a la chance d’avoir une mère qui travaille et peut lui financer ses dépenses courantes mais Rajindra n’a pas cette chance.

La question est donc de savoir si SEA accepterait de lui louer une chambre et de continuer à financer chacune de ses dépenses jusqu’à ce qu’il obtienne son bachelor.

Une bien meilleure solution cependant, serait que SEA fournisse à Rajindra un travail à temps partiel contre rémunération—idéal pour éviter que ne se développe une mentalité d’assisté.

Quels besoins a donc SEA ?

SEA en fait a un besoin : comme indiqué ci-dessus, l’Association, depuis plusieurs années, souhaiterait mettre en place une nouvelle forme d’action, moins lourde, articulée autour de parrainages scolaires (ou bourses d’études) au bénéfice de quelques enfants pauvres ayant une famille.

Mais la mise en place de ce type d’action représente du travail : il faut cibler le village, identifier les familles, les enfants, et les écoles, et une fois tout ceci fait, il faut négocier avec tout le monde, puis s’assurer sur la durée que tout fonctionne selon l’accord conclu (i.e. les enfants vont bien à l’école, sont assidus au travail, sont bien traités par leur famille, par l’école, etc. etc.).

SEA n’a jamais mis en place ce type d’action faute de temps.

Alors pourquoi ne pas confier cette tâche à Rajindra ? Cela le responsabiliserait, tant vis-à-vis de lui-même que vis-à-vis de la communauté, tout en lui permettant d’avoir un salaire et de vivre de façon indépendante.

Cela permettrait aussi à SEA de mettre en place ce type d’action qui lui tient à coeur depuis longtemps.
Voilà peut-être une bonne idée mais, avant toutes choses, Rajindra doit passer son bac.

 

Rajindra

13 – Jyoti Dhakal

Après avoir brillamment passé le SLC avec un score de 77%, Jyoti (18 ans) s’est inscrite à DAV, dans la section commerce. DAV est un collège indien—qui enseigne donc le programme scolaire du Central Board of Secondary Education (CBSE)—situé dans la vallée de Katmandou.
Comme plusieurs de ses ainés, Jyoti ambitionne de continuer ses études en Inde, une fois le bac en poche, pour y poursuivre des études de tourisme.
Jyoti qui est toujours aussi impliquée dans ses études continue de travailler d’arrache pied à l’école et cela se voit dans ses résultats scolaires qui sont toujours très bons.

Nul doute qu’au bac elle n’aura aucune difficulté à dépasser le score minimal de 70% fixé par SEA comme condition d’accès à une bourse scolaire SEA pour poursuivre des études en Inde.

  Jyoti

 

14 – Pratikcha Subedi

Pratikcha (18 ans) s’est particulièrement illustrée l’année dernière, mais pas à son avantage : non seulement, elle a terminé sa classe 11 sur un score médiocre (52%), mais surtout elle a été expulsée de DAV pour cause d’indiscipline !

En dépit des suppliques de Tara, la directrice de DAV a refusé de l’inscrire en classe 12. En cause : un comportement rebelle : elle n’attachait pas ses cheveux, alors que le règlement l’exigeait ; elle pouvait arriver maquillée en cours, ce qui était interdit par l’école ; elle parlait en classe.
À la suite de son expulsion de l’école, Pratikcha est retournée vivre chez sa mère, tandis que la question de la poursuite (ou pas) de son parrainage SEA était posée.

Finalement, l’Association a décidé de lui donner une seconde chance, pour au moins deux raisons : Pratikcha n’avait jamais eu de problème de discipline par le passé, et la sanction de l’école paraissait un peu excessive au regard de la faute commise surtout si elle s’accompagnait d’un arrêt du parrainage SEA.
Une fois le principe de la continuation du parrainage posé, SEA avait 2 options :

1) Soit inscrire Pratikcha dans un collège népalais mais alors être contraint de la faire redoubler (donc, en classe 11), car aucun collège népalais ne l’aurait acceptée directement en classe 12. Les classes 11 et 12 forment en effet un tronc commun et, de plus, en classe 11, elle avait suivi le cursus indien et non pas népalais.
2) Soit l’inscrire dans un autre collège indien en classe 12.
Pour éviter de lui faire perdre une année, c’est la seconde option qui a été choisie, et Pratikcha a été inscrite à Alok Vidyashram, un collège indien situé dans la vallée de Katmandou.

Cela a coûté cher à l’Association –au sens propre du terme-, car un étudiant n’est, en principe, pas autorisé à changer de collège en cours de scolarité, les classes 11 et 12 formant un tronc commun pour l’éducation nationale. Ce qui fait que SEA a dû payer quasiment deux années de scolarité au lieu d’une. Mais si Pratikcha avait dû redoubler sa classe 11, SEA, de la même manière, aurait dû faire face à deux années de frais de
scolarité. Financièrement, c’était donc équivalent, et l’inscrire directement en classe 12 présentait l’avantage de faire gagner un an à tout le monde, à Pratikcha mais aussi à SEA.

Cette nouvelle année a bien commencé pour Pratikcha puisqu’elle a obtenu un score de 70% à ses examens du 1er trimestre. Et jusqu’ici, aucun problème de discipline !

 

Pratikcha

15 – Sarita Maharjan

Comme prévu, Sarita (18 ans) a réussi brillamment le School Leaving Certificate (SLC) avec un score de 79%. Finalement, elle a choisi la section commerce plutôt que la section scientifique en classe 11.

Elle étudie à DAV, le collège (indien) de Jyoti. Et comme prévu aussi, ses résultats à l’école sont excellents. Sarita est une jeune fille intelligente, studieuse et appliquée à l’école. Dans le home, c’est un véritable boute-en-train, toujours partante pour faire blagues et plaisanteries.

Le projet professionnel de Sarita commence à se dessiner : elle se dit aujourd’hui qu’elle aimerait bien être architecte d’intérieur. Elle a noté l’existence d’écoles d’architecte au Népal. Mais comme c’est une orientation bien moins balisée qu’une école de commerce ou d’ingénieur, on ne sait pas bien si ces écoles sont sérieuses et surtout s’il y a des perspectives en termes de débouchés et d’emplois. Pas facile de savoir, car nous ne connaissons personne qui a fait ces études.
Il va donc falloir, dans l’année à venir, que Sarita essaie de glaner des informations sur tout ceci. Mais s’il devait s’avérer que ce ne soit pas un choix judicieux, notamment pour trouver un job par la suite, Sarita aimerait alors faire des études commerciales.

Elle se verrait bien continuer sa scolarité dans la faculté de Shankar à Bangalore dont elle a entendu tant de bien.
Elle a encore du temps pour peaufiner son projet professionnel puisqu’elle ne passera son bac qu’en mars 2013.

  

Sarita

 

16 – Pasang Dolma

Tout comme Sarita, Pasang (17 ans) a réussi le SLC avec brio décrochant un score de 75%.

Elle s’est également inscrite à DAV mais dans la section sciences et continue d’afficher de très beaux résultats scolaires.

Son rêve serait de faire médecine plus tard. Mais ce sont des études difficiles, longues et extrêmement chères. Il n’est pas sûr qu’elle soit admise dans une faculté de médecine tant la compétition y est redoutable. Pasang est une bonne étudiante mais elle ne fait pas partie des étudiants les plus brillants. Elle est aussi extrêmement timide et réservée, ce qui pourrait constituer un handicap pour intégrer une filière hyper compétitive comme médecine. Et à supposer qu’elle puisse intégrer une faculté de médecine, il n’est pas sûr aussi que SEA ait les moyens financiers de lui payer ces études.

Alors si ce n’est pas possible, pour une raison ou pour une autre, Pasang se dit qu’elle pourrait devenir dentiste ou, éventuellement, faire des études de pharmacie comme Samjhana.
Comme pour Sarita, il lui reste du temps pour réfléchir à son orientation future puisqu’elle ne passera son bac  qu’en 2013.

  Pasang

 

17 – Satikcha Subedi

Satikcha (16 ans) commence à travailler dur, avec, en ligne de mire, le School Leaving Certificate (SLC) qu’elle passera en avril 2012.
Elle souhaite poursuivre ses études, mais pour cela elle sait qu’il faut qu’elle ait au SLC un score au moins égal à 60 %, faute de quoi SEA l’orientera vers une formation professionnelle.

Elle ne doute pas qu’elle satisfera les critères fixés par SEA pour obtenir une bourse d’études supérieures. Si c’est le cas, elle souhaiterait étudier dans un collège népalais (en classes 11 et 12) dans la section commerce.

Comme nombre de ses ainés, elle se voit décrocher un bachelor en management d’hôtellerie plus tard. Elle rêve d’être admise dans l’université où étudie Pramilla.

 

Satikcha

18 – Nyma Dolma

Nyma (15 ans) est le petit frère de Pasang, et comme sa soeur, c’est un excellent étudiant (score de 72% à ses premiers examens de classe 9 après avoir obtenu une note globale de 80% en classe 8) ; il étudie à Little Angels School (LAS).

Mais le trait distinctif de Nyma c’est probablement son infinie gentillesse et sa très grande droiture.
Nyma ne dévie pas du projet professionnel qu’il a depuis de nombreuses années : plus tard, il sera ingénieur.

 

Nyma

19 – Anga Mahatara

Anga (15 ans) est dans la même classe que Nyma. Ses résultats continuent d’être impressionnants : 90 % en classe 9 et 93 % en classe 8, avec toujours des scores proches de 100 % dans les matières scientifiques.

De plus, il a été élu numéro deux du bureau des étudiants de LAS, une fonction convoitée et prestigieuse au sein de l’école. Le bureau des étudiants organise en effet nombre d’activités au sein de l’école (rencontres sportives, etc.) et a une forte visibilité, tant auprès des étudiants que des professeurs.

Son objectif professionnel reste le même : plus tard, il veut devenir médecin. Et gageons qu’il réussira à intégrer une faculté de médecine.
Et peut-être même aussi réussira-t-il à décrocher une de ces rarissimes bourses d’État népalaise.

 

Anga (à droite) et Bikram

20 – Sneha Khadka

Sneha (9 ans) est en classe 4 à Little Angels School. Ses résultats à l’école sont toujours aussi médiocres. Elle n’a en fait aucun intérêt pour l’école. Ce qu’elle aime c’est s’amuser, jouer et danser. Mais elle n’aime pas aller à l’école et faire ses devoirs.

Quand vient l’heure de faire ses devoirs d’école il lui arrive fréquemment de piquer des crises de pleurs. Toujours très consciente de son statut de petite-dernière elle en use et probablement en abuse, ce qui est sûrement de son âge.

Elle a encore beaucoup de temps devant elle pour s’intéresser à l’école, mais il est vrai que SEA ne la parrainera pas éternellement. Il y a en effet beaucoup d’enfants pauvres au Népal qui aimeraient bien avoir la chance de pouvoir aller à l’école.

SEA s’est fixé pour règle de prendre en charge les enfants du foyer jusqu’à ce qu’ils aient 16 ans, l’âge auquel les élèves passent normalement le SLC.
Passés 16 ans, la poursuite du parrainage est conditionnée aux bons résultats scolaires (Voir les règles SEA).

 

Sneha

21 –  Prabin Khadka

Prabin (6 ans) n’est pas le petit frère de Sneha comme son nom de famille pourrait le laisser supposer, mais il est le fils de Sabita, l’employée de maison qui travaille pour SEA pour seconder Tara dans les tâches ménagères.

Sabita vient d’une famille très pauvre du village de Tara. Elle n’a jamais été à l’école.

Elle s’est mariée très jeune avec un homme de son village, beaucoup plus âgé qu’elle, et qui l’a rapidement délaissée, elle et son petit garçon, Prabin.
Quand SEA l’a recrutée en 2007, sur les conseils de Tara, Sabita était sans emploi et seule avec son fils. Trop heureuse d’avoir un emploi, Sabita a alors quitté son village, laissant son fils à la charge de sa mère. Mais la situation pour sa mère, elle-même pauvre et sans emploi, est vite devenue intenable. Alors Sabita a fait venir son fils à Katmandou où il a résidé, un temps, chez son frère, mais celui-ci n’a pu garder le petit bien longtemps.
Alors Prabin est venu vivre dans le foyer SEA. Il va à l’école à MAV, et c’est Sabita qui paye ses frais scolaires sur son salaire.
Prabin est un enfant intelligent, travailleur et qui a d’excellents résultats scolaires. S’il continue à avoir de très bons résultats à l’école, SEA pourrait envisager, à terme, de le parrainer complètement, car au fur et à mesure qu’il progressera dans ses études, ses frais scolaires augmenteront et excèderont rapidement la capacité de financement de sa maman.

Sabita, qui vit dans le home SEA, est logée et nourrie gratuitement (tout comme son fils maintenant) et a un salaire mensuel de 2000 roupies.

  Prabin

 
 

Sabita 

 

22 –  Notes Complémentaires

A.
SEA a un statut d’Association de la loi de 1901—d’où des avantages fiscaux en France (réduction de l’impôt sur le  revenu d’un montant égal à 66 % du don).
Les statuts de SEA sont disponibles sur demande.

B.
Les curriculum vitae de tout membre du bureau sont disponibles sur demande.

C.
Membres du Conseil d’Administration de SEA au 31/12/2011 :
Marie-Hélène Duprat, Présidente et membre fondateur.
Élisabeth Jeandel, Vice-présidente.
Fabienne Blain, Trésorière.
Simone Pauchet, Secrétaire Général.
Marie-Christine Leroy, Responsable de la collecte de fonds pour le financement de bourses d’études SEA.
Christiane Michels, Responsable du site / fund raising.
Vincent Duprat (frère de Marie-Hélène Duprat), Administrateur.

 
 

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Dons :

- Par chèque à l’ordre de :
Solidarité Enfance Asie (SEA)
c/o M.H. Duprat
3, rue des Colonels Renard 75017 Paris

Réduction d’impôts = 66% dans la limite de 20% du revenu imposable

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